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On a crié mon nom dans la rue…

Un jour de février 2014, mes pas foulaient le trottoir immaculé de blanc, quand mon regard se posa sur un bout de papier rose. La curiosité l’a alors emporté, je me suis alors baissé et l’ai ramassé… Au toucher, le papier était doux… un morceau de papier toilette sûrement. Mes yeux ont alors parcouru ces lignes :

« Mercredi 29 février 2012,

Cher toi qui me lira,

On a crié mon nom dans la rue
Je me suis retourné déçu
Voyant qu’il n’y avait personne
Voilà ce que vieillir donne…

À mon âge j’entendais déjà
Des voix qui n’existaient pas…
Mais contrairement à nos aïeuls
Je ne suis pas de ceux qui parlent seuls…

On a crié mon nom dans la rue
Encore un malentendu ?
Non  il y avait bien quelqu’un
un inconnu me tendant la main

Assise sur une chaise en formica
Une tasse à la main d’arabica
Mon seul moment d’évasion
Loin des murs de cette prison

Il y a des rêves bien illusoires
Mais vous allez comprendre l’histoire…

J’entends des voix c’est ce qu’ils disent
Alors on me prive de friandises
Car je ne suis plus une enfant
C’est ce qu’ils me répètent souvent !

On a crié mon nom dans la rue
Enfin c’est ce que j’ai  cru
Quand j’ai ouvert les yeux
Ils étaient encore là tous les deux

Un à la menthe l’autre à la fraise
J’en avais déjà mangé treize
Ou peut-être était-ce vingt
Je me souviens plus très bien !

Si un jour vous ne faites rien
Je ne suis pas très loin
Venez donc me rendre visite
À L’asile chambre dix-huit !

P.-S. :
Si vous venez me voir demain
Venez donc un sachet à la main
De friandise bien entendu !
Et criez mon nom dans la rue ! »

À la lecture de ces lignes, je ne sais pas pourquoi j’ai levé les yeux vers le bâtiment que je longeais…  Une immense et imposante bâtisse en pierre avec des barreaux a toutes les fenêtres… 10 ans que je vivais là au bout de la rue et j’avais l’impression de la découvrir pour la première fois…

Le papier toujours dans la main, mon regard un instant dessus, je l’avais alors rangé dans la poche… me rendant déjà à la boulangerie du coin…

L’histoire ne dit pas si le passant a finalement rencontré l’auteur du petit mot.

Quoi qu’il en soit, il était ressorti quelques minutes plus tard de la boulangerie avec un sachet de bonbons dans la main…

Quant à l’histoire, je vous laisse en imaginer la fin… tout cela après tout, n’était peut-être qu’une blague…

Et vous ? Vous auriez fait quoi ? Lui en tout cas avait choisi d’y croire !

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L’amour dans l’âme

Mes yeux peinent à s’ouvrir. La lueur du jour à travers les volets vient rompre un sommeil léger. Pourtant, je ne fais pas un geste. Rien ne bouge. Je sens dans mon dos la chaleur d’un corps qui m’enveloppe. C’est vrai ! Elle est là ! Je sens sa jambe qui glisse lentement. Quelle douceur ! Dans mon cou, juste un souffle chaud. Elle dort. Son odeur. J’avais presque oublié ce parfum qui la veille au soir m’avait enivré. Un instant je referme les yeux.

Elle avait sonné à ma porte juste avant le dîner. Je n’attendais personne. J’avais été surpris de la voir là. « Je te croyais à Paris ». Elle était vêtue d’une petite robe de mousseline noire. Ses longs cheveux bruns reposaient délicatement sur ses épaules et venaient mourir dans son dos. Elle tenait son petit sac entre ses mains croisées. Ses jambes toutes fines prolongeaient ce corps vers lequel plus d’un passant se serait retourné. Elle me regardait fixement. Quelle intensité ! Ses cils ne vacillaient pas. Son regard brillant laissait percevoir une émotion intense. J’étais tout à coup comme envouté. « Je..je ». Son sac venait de tomber sur le sol. Ses deux bras étaient venu se glisser autour de mon cou. Sa chevelure effleurait mon visage quand je sentis ses lèvres passer sur ma joue jusqu’à rejoindre les miennes. Je ne m’y attendais pas. Mais j’en avais tellement rêvé. Avait-elle enfin ressenti ce que j’éprouvais pour elle? J’étais si triste de la voir partir pour Paris. Elle devait y faire ses études. Sans doute on ne se reverrait jamais. La vie sépare parfois les chemins. Mais elle était là. Quelques minutes étaient passées. Nous avions lentement fait quelques pas. J’avais refermé ma porte. Elle s’y était adossée. Je l’embrassai. Pas un mot. Juste des regards. Juste des caresses. Cette sublime lenteur nous avait conduit jusqu’à ma chambre. Nous nous étions allongés. Je ne me souviens que de la moiteur de nos corps enlacés.

Lentement je me mets sur le dos. Je ne veux pas la réveiller. Je tourne ma tête vers elle. Quelle visage paisible! Elle dort. Ses lèvres si délicates qui la veille m’avaient ensorcelé sont légèrement ouvertes. Les draps un peu retirés laisse entrevoir les courbes de son corps. Elle est si belle. Je n’ai pas encore eu le temps de le lui dire. Tout est allé si vite malgré tout ce temps passé. Je suis impatient qu’elle se réveille. Qu’allons-nous nous raconter ? Que va-t-on se dire ? C’était si facile sans les mots.

Je décide de me lever. Je veux que cette magie continue. Un petit déjeuner sur la terrasse ensoleillée devrait prolonger cet instants de bonheur. Je la vois déjà venir s’asseoir sur la chaise, en face de moi, enveloppée dans le drap blanc de mon lit. « Vite, vite, réveille-toi ! » Non, pas tout de suite. Je dois avant tout lui préparer cette jolie tablée. Je réussis à m’extirper du lit. Elle dort. Encore. Café. Sucre. Croissants ! Aille ! Je m’habille vite, sans faire de bruit. Je file chez le boulanger. C’est à deux minutes à pied. J’ai le temps de la surprendre.

Des gestes doux et délicats. Il ne faut pas que je la réveille. Je tourne la clef lentement dans la serrure tout en appuyant légèrement sur le montant de la porte d’entrée. Autant éviter le CLAC habituel, si familier, mais qui ferait sursauter n’importe quelle personne dans son sommeil. Un cambrioleur devrait d’abord m’endormir avec un gaz asphyxiant pour entrer chez moi. Cette porte peut être une sécurité mais là, c’est une calamité. Bon, elle ne grince pas, c’est toujours ça ! Pour refermer, même rituel en tirant sur la poignée et en la soulevant lentement. Voilà ! Ouf ! Je descends du troisième au deuxième en chaussettes et sur la pointe des pieds. Ma petite surprise mérite encore un peu de prudence. Il n’est pas rare d’entendre les voisins qui sortent de chez eux dans ces vieux immeubles des années 20. Les marches en bois grinces à chaque pas. Le bruit des talons résonnent dans la cage d’escalier. Je m’assieds sur la première marche qui mène au premier étage. Je lace mes chaussures et c’est parti. Me voilà enfin devant la porte de l’immeuble. Les rayons du soleil viennent frapper les deux vitres rectangulaires aux angles biseautés. A travers, je vois l’ombre des passants sur le trottoir. Des barreaux en acier teinté de noir jouxtent chaque face vitrée de cette porte. La poignée hexagonale, centrée sur le bois vieilli de la porte attire mon œil. Qui est cet individu dont le visage s’y reflète ? Cheveux ébouriffés, barbe mal rasée, de petites fossettes au coin des lèvres qui laissent entrevoir un sourire… J’étais tellement différent hier soir avant de la voir sur le palier de ma porte. Déprimé. Résigné. En quelques heures, ma vie vient de basculer. J’attrape la poignée, tire la porte vers moi, passe sur le trottoir et prends bien soin de ne pas la claquer. Prudence jusqu’au bout. Je pointe mon regard vers le bout de la rue. Une ligne droite. Elle me paraît bien longue tout à coup. Ensuite la rue de droite, l’autre en face et la boulangerie sera la troisième vitrine de l’autre côté de la route. Moi qui ne suis pas un grand fanatique de sport, je me retrouve en train de courir à grandes enjambées. Tout ce que mon professeur de sport du lycée me demandait de faire et qui me paraissait si fastidieux devenait tout à coup d’une simplicité.

J’arrive devant la boulangerie. Je ne me rappelle pas avoir croisé un seul passant, entendu une voiture klaxonner, vu un camion en double file en train de décharger…rien de ce quotidien qui rythme ma vie habituellement. Comment suis-je arrivé là ? Le temps d’une pensée et … C’est ça, une pensée ! Pas n’importe laquelle. Mes idées étaient restées accrochées à l’image de cette jeune femme couchée dans mon lit. Il y avait une telle magie dans cette réalité que plus rien autour de moi n’avait pris corps durant ce trajet.

Je pousse la porte vitrée. Ding dong. « Bonjour Monsieur ». Je suis emporté par d’agréables odeurs de viennoiseries toutes chaudes. Croissants. Pains au chocolat. Mmmmh ! « Bonjour. 2 pains au chocolat, 2 croissants et une baguette s’il vous plaît ». La boulangère attrape un petit sac en papier de dessous son comptoir. D’un petit geste, elle le secoue. Il s’ouvre dans un léger bruissement. A mesure qu’elle y dépose les viennoiseries, le sac devient transparent de leur beurre. Quelques tâches bien agréables se dessinent. Trois tours de mains pour le fermer. « Cela fera cinq euros trente cinq monsieur, s’il vous plaît ». J’ai déjà ouvert mon porte feuilles et suis en train de chercher ma monnaie. « Voilà ». « Merci Monsieur, je vous souhaite une très bonne journée ». « Merci, vous aussi ». Je ressors de la boulangerie.

Ça y est ! Tout est réuni pour réussir ma surprise. Je vais regagner mon appartement. Entrer tout en délicatesse. Surtout, pas de bruit, elle doit encore dormir. Je vais installer la table sur la terrasse, préparer le café. Un sucre, si elle n’a pas changé ses habitudes. Et je n’aurai plus qu’à la réveiller d’une légère caresse sur ses joues si délicates. J’aurai auparavant entre-ouvert les volets. Un rayon de soleil viendra illuminer la chambre et se poser sur le lit. Elle tournera alors sa tête vers moi. Ses cheveux glisseront dans son cou. Je devine déjà son sourire. Elle viendra poser sa tête sur moi. Sans doute me dira -t-elle quelque chose. Quoi ? Peu importe.

« Arrête de rêvasser imbécile ! . Le temps s’écoule et tu es toujours devant la boulangerie ». Je sers le sac empli de viennoiseries dans ma main droite et me mets à courir.

Je sens quelque chose qui coule de mon oreille. Quelle est cette chaleur qui chauffe mon visage ? Mes yeux sont fermés ! Je dors ? Je rêvais ? Je n’arrive pas à bouger ma main droite pour me frotter les yeux. Où est le sac de viennoiseries que je serrais si fort ? Tout doucement, une lumière aveuglante perce à travers mes paupières. Le ciel ! Mais, pourquoi suis-je allongé sur le sol ? Le visage d’un homme vient cacher le bleu du ciel. « Monsieur, monsieur, répondez-moi, monsieur ». J’entends le bruit d’un moteur de voiture. J’ai l’impression qu’elle est juste là, à côté de moi. Je suis étendu sur la route. Je tourne légèrement ma tête. La boulangerie est juste là, devant moi. La boulangère me regarde du pas de sa porte. Aurais-je oublié quelque chose ? Non, elle semble terrorisée, sa main devant sa bouche qui décrit un cercle. Elle paraît horrifiée. Ma joue est humide. Mais qu’elle est ce liquide rouge qui ruisselle le long du trottoir ? Mon oreille me fait mal. Pourquoi ne suis-je pas dans mon appartement ? Mon appartement ! La boulangerie ! La route ! Ma belle ! « Monsieur, vous m’entendez ? Restez éveillé, on va s’occuper de vous, les sec…………..rivent ».

Tout me revient à la mémoire. Je suis sorti de la boulangerie. Je me suis mis à courir. Je suis là. Il y avait la route à traverser. La route. Les voitures. Quel imbécile ! J’étais trop pressé de rentrer. J’ai dû être renversé. Je ne sens plus mes jambes, ni mes bras d’ailleurs. Que se passe-t-il ? J’ai froid. « Aidez-moi à me relever bon sang, aidez-moi ! » On dirait que personne ne m’entend. J’ai du mal à respirer. Ma bouche, fermée. Je ne parle pas, les gens ne peuvent pas m’entendre ! Je suis comme paralysé. Elle va se réveiller. Il faut que je bouge. Vite. Il n’est pas trop tard pour lui préparer le petit déjeuner. Je suis figé. Non ! Pas maintenant ! Mon bonheur trouvé d’hier soir s’envolerait-il déjà ? Elle va m’attendre. Que va-t-elle penser si elle ne me voit pas à son réveil? Je ne suis pas parti, je reviens. J’ai de plus en plus froid. Je donnerais tant pour la serrer dans mes bras. Tant. Un baisé comme dans les contes et tout rentrerait dans l’ordre. Elle va se réveiller, me chercher du regard. Elle va m’appeler. M’appeler ! Mon téléphone portable ? Où est-il ? Je ne l’ai pas avec moi. Il est resté sur la table du salon. Elle va s’inquiéter. Elle ne va pas comprendre cette absence. Je n’ai pas laisser de mot sur la table bien-entendu. C’est une surprise. Et si elle prenait cela comme une invitation à sortir de ma vie. C’était juste pour un soir ! Non reste ! Je t’aime ! Elle va faire le tour de la maison, penser que je joue à cache cache avec elle comme le font les amoureux qui se taquinent. Elle ira sur la terrasse. Je n’y serai pas. Elle ne peut même pas me voir de là-haut, les immeubles nous masquent l’un à l’autre. Si je pouvais les effacer pour lui faire un signe. Je suis là ! Viens près de moi ! J’ai besoin de toi ! Elle va s’asseoir et m’attendre. Plus les minutes vont passer et plus elle va douter. C’est comme cela que je réagirais moi ! Ne doute pas ! Je reviens, promis. Allez ! Bouge bon sang ! Bouge ! Je n’y arrive pas. Plus rien ne répond.

J’entends une sirène. Les pompiers arrivent. Peut-être l’a-t-elle entendue aussi. Peut-être va-t-elle comprendre. C’est moi ! C’est pour moi ce tintamarre. « Monsieur, comment allez-vous ? Monsieur, vous m’entendez ? Bougez un doigt si vous pouvez. Est-ce que vous m’entendez monsieur ? Clignez d’un œil si vous m’entendez ». Mais si je pouvais faire quoi que ce soit mon cher sauveur, je serais déjà bien loin de là. Je serais dans ses bras. Je l’embrasserais tendrement, lui ferais l’amour. Nous passerions une partie de la journée couché. Nous irions nous promener dans le parc d’à côté. Nous flânerions dans les allées, l’un contre l’autre. Serrés. Enlacés. Nous nous asseyerions sur un banc. Quelques baisés puis reprendrions notre chemin jusqu’au petit troquet, au bout du parc. Nous prendrions un café sous les mûriers. Je lui tiendrais la main. Nous échangerions des regards, des mots doux. Nous parlerions de demain. Nous profiterions de l’instant présent. Peut-être irions -nous dîner en ville. Où peut-être rentrerions -nous tout simplement à mon appartement poursuivre nos conquêtes amoureuses.

Je n’ai plus froid. Je me sens bien tout à coup. Peut-être vais-je pouvoir me lever et rentrer. Vous avez-réussi à me soigner monsieur le pompier ? Aidez-moi à me mettre debout maintenant. Non, ce n’est pas ça. Je n’entends même plus le moindre bruit maintenant. Mais comment vais-je pouvoir lui parler en rentrant ? Je veux entendre sa voix, cette si jolie voix qui tant de fois m’a fait frissonner. Que se passe-t-il ? Ma vue se brouille. C’est comme si un rayon de soleil me tapait dans les yeux. Je ne vois plus rien. Aveugle ? Non, je veux encore pouvoir la déshabiller du regard. Je veux pouvoir fixer ses yeux bleus, essayer de deviner ce qu’elle pense. Je ne suis plus rien et pourtant je me sens bien. J’ai l’impression que mon corps s’éteint. Je n’arrive même pas à en pleurer. Je n’ai plus de larme. Elle va me manquer. Non, puisque je ne serai plus. Je vais lui manquer. Sans doute. J’espère. « Non, égoïste ! Vit ma belle ». J’aimerais la serrer dans mes bras une dernière fois. C’est ça la mort ! C’est long ! Tant mieux ! J’ai le temps de penser à elle. « Ne m’oublie pas !  Si ! Excuse-moi ! Penses à toi. Nous aurons vécu un moment très agréable ensemble. Cela fera partie de ta vie. Mais ce n’en sera qu’un moment. Vit ma belle ! Je pars en t’aimant. J’emmène ton amour du moment avec moi. Ne m’en veut pas de te faire souffrir d’un départ si rapide. Ne m’en veut pas de terminer notre histoire comme cela. Ton amour m’a donné des ailes. J’ai oublié le reste. Il n’y a que toi. Il n’y avait que toi. Je m’envole ».

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C’est une merveilleuse journée (Première partie)

Il est 8h15 et Bastien, 19 ans fera sa première rentrée à la fac de droit d’ici quelques minutes. Comme tout les étés, il est partit avec ses parents faire du camping dans son Ardèche natal accompagné bien sûr de son ami Spike, un étrange berger argentin tout blanc aux yeux vairon. Ses parents, tout deux chirurgiens dentiste, se sont rencontrés en fac de médecine au même âge que Bastien. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle je vous écris et ce à la troisième personne. Je reprends.
Bastien, a passé les pire vacances de toute son existence, non pas qu’il s’est ennuyé encore une fois, non plus à cause de cette chaleur étouffante en ce merveilleux mois de juillet, mais bien à cause du comportement irrévérencieux de ces parents. Deux jours après leurs arrivés sur le Camping du Coin Charmant, Bastien alla comme à l’accoutumé se percher sur ce vieux chêne et regarder ce campement de citadins en mal d’air frais, ce rassemblement de stress impatient de déstresser. Au moment de redescendre, il vit une silhouette, une ombre en train de dégarpir comme un lapin pourchassé par une meute de chien de chasse. Tes parents ne sauront rien de notre petit jeu
- Bonjour.
Un cri strident suivit d’une pluie de frêles poings pleuvait sur le torse déjà bien développé du jeune homme qui ne bougeât pas d’un cil attendant que celle-ci finisse de se vider de toute sa peur.
- Mais tu es complètement con ma parole!! Tu fais souvent peur aux jeunes filles?
Environ 1m60, menue, brune aux cheveux de satin, des yeux qui lui faisais frôler le fou rire car ils étaient de la même couleur que son chien. Des mains plus délicates que celles des poupées de porcelaine que sa mère collectionnait. un claquement de doigts.
- Tu comptes encore me mater comme ça longtemps? Qu’est ce que tu fichais en haut de cet arbre?
Quel toupet ! Je vais te plaquer contre ce fichu arbre et te faire fermer ton bec.

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FAITH

 

 

 

 

Chapitre 1

 

 

Le soleil se leve lentement sur la cote est des etat unis. je suis debout a moitié nue mes tetons pointent fierement vers le haut… J’ai un superbe mal de crane. A ma droite un inconnu parfait …humm il a l’air beau. Il dort toujours, dans les draps de soie blanc. J’attrape le paquets de Malboro Light sur ma table de nuit et j’en tire une clope. Je l’allume.Premiere bouffée. Jouissive.

L’inconnu bouge, je me leve et m’approche donc de la fenetre. Alfred est deja la.  Le jardin est beau propre… j’admire. Je me retourne enfin et je vois que notre bel endormis a son jean… son jean ?on n’a pas coucher ? Comment cela se fait ? Je me connais. Il a forcement coucher avec moi. Tout le monde couche avec moi.

J’entre dans la salle de bain et m’admire dans le miroir: de grand yeux noirs, une chevelure tres bouclés du a mes origines africaines le teint chocolaté la taille fine les levres pulpeuse mes longues jambes elancés et mes seins galbés j’ai des longs cils et mon air angélique me sont d’une grande utilité dans la vie de tout les jours.

L’inconnu fait beaucoup de bruit decidement. Je retourne dans la chambre. Il est reveillé. Bordel de merde. Il a des yeux verts magnifiques. Il se redresse et me sourit.

« -Salut toi » lanca t-il

Je ne le regarda pas. D’un ton meprisant je lacha.

« - La salle de bain est par la si tu veux. Quand tu pars fermes bien la porte » Je m’affale sur le lit pour bien lui faire comprendre que la discussion est close.

Il a l’air surpris…Pourquoi. Je baise c’est tout. Il voulait ma chatte et bien voila il l’a eu …non ? Les hommes sont tous les meme. Il veulent vous baiser autant les laisser. Et celles qui croient au grand amour vous me faites bien rire. Ca n’existe pas. La seule fois ou je suis tombée amoureuse mon « mec » m’a invité chez lui et lui et ses meilleurs amis m’ont violés. Alors je vous assure que je suis vaccinée de ce genre de truc puant qu’est l’amour. Apres le viol, j’ai appris a me defendre : Taekwondo karaté jijustsu judo… j’ai tout appris pour que plus jamais un truc comme cela ne m’arrive.

« - Bon hé bien merci… Salut » L’inconnu avait fini sa douche et partait. Je ne repondis pas et le laissa s’eloigner quand il ajouta :

« - et pour ce que tu m’as dit hier soir ne t’inquiete pas je n’en parlerais a personne »

Avant que je ne puisse protester il avait fermer la porte. FUCK. je m’en fous apres tout. Encore un idiot que je ne reverrais jamais.

 

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Vivre sans regret

Elle vérifie une ultime fois que les lumières de son appartement sont réellement éteintes. Puis, elle ferme à double tours son modeste logement. Elle va maintenant se libérer de toutes les contraintes qui pèsent sur son quotidien. Son regard se fixe sur la pleine lune, comme si elle cherchait du soutien. Malheureusement, elle devra continuer à se battre seule, se battre pour oublier. L’oubli est la meilleure solution, enfin c’est ce qu’elle se répète à longueur de temps. Mécaniquement, elle glisse son avant-bras dans la besace qui vient butter contre sa hanche. Elle en sort rapidement une fiole de vodka, dans laquelle elle verse une petite quantité de sirop. Voilà comment oublier toute souffrance, enfin c’est ce qu’elle se répète à longueur de temps. L’oubli rythme souvent la vie des hommes, dans la mesure où nous agissons régulièrement pour estomper nos problèmes. C’est pourquoi, elle se dirige là où les hommes rejettent leurs douleurs. A mesure qu’elle se rapproche du cœur de la ville, le son se fait de plus en plus pesant. Ce son nait d’un mélange de musiques, de cris, d’âmes perdues et de cœurs rompus. Plus le son lui semble proche plus ses pas s’accélèrent comme si elle savait que la délivrance était bientôt à sa portée. Mais a-t-elle déjà connu une réelle délivrance ? Parce que si tel était le cas, si elle avait été délivrée, pourquoi y retournerait-elle sans cesse ? Peut-être que ces instants de folie, durant lesquels l’alcool devient le moteur de nos actions, ne sont que des moments de délivrances partielles. Cependant quand la douleur est trop intense, nous recherchons logiquement une échappatoire…

Il fixe la fenêtre avec une attention particulière. Cela fait déjà deux mois qu’il observe cette jeune femme. Soudain, l’appartement se retrouve plongé dans une obscurité totale. Son pouls s’accélère. Deux envies occupent ses pensées : croiser son regard et lui adresser ces quelques mots, mais pourtant c’est la peur qui règne. Elle domine depuis qu’il sait qu’il va lui avouer. En effet, il est parfois difficile de dire les choses que l’on ressent. D’autant plus lorsque la personne à qui l’on doit se confier nous est quasi inconnue. On ne sait guère comment la personne peut réagir, d’où l’apparition d’une crainte relative dans ce que l’on ressent. Cette fois-ci il veut utiliser cette peur comme une véritable force. Cela fait maintenant dix minutes qu’il la suit. Il ne la quitte pas des yeux, à croire que sa survie en dépend. Il devient de plus en plus délicat d’emprunter le même chemin que la jeune femme, tant son rythme de marche s’élève. C’est le moment qu’il choisit pour se porter à sa hauteur et poser sa main sur l’épaule de Julie. A cet instant, seul son instinct le guide.

Elle marche de plus en plus vite entre les passants, quand tout à coup elle sent une main qui vient heurter son épaule. Elle sursaute et s’écrie : « Mais que faites- vous ? ». Il lui répond simplement et sereinement: « je dois vous parler, vous parler de Rudy ». A l’écoute de ce prénom, elle s’arrête net. Elle est comme paralysée, seuls ses yeux restent mobiles. Son regard agité reflète la peur qui l’habite. Tom, lui, continue à délivrer ses paroles, ces phrases qu’il a si longtemps gardées pour lui. «Je suis son frère. » Elle reste muette, immobile au sein de cette marée humaine. Puis, il remarque son malaise. Il décide alors de la mener vers une petite place, surplombée par une magnifique église. Julie retrouve son calme et veut absolument savoir ce que lui réserve la venue de cet homme. Elle lui demande comment se porte Rudy. Cette question ne laisse guère le choix à Tom, il doit maintenant tout lui avouer. « Rudy est mort » bégaye-t-il les yeux remplis de larmes. Saisie par l’émotion, Julie est incapable prononcer le moindre mot. Tom continue son récit. « Il y a un an, lorsque Rudy alla retrouver Edouard et Jean pour un tournoi de tennis, il fut pris par de nombreux vomissements. » La voix de Tom devient très fébrile, mais il faut qu’il poursuive son récit. « Ma mère reçu un appel, lui annonçant que Rudy avait été conduit à l’hôpital. Quand je me suis rendu à l’hôpital en compagnie de ma mère, nous avons été rassurés par l’état de santé de Rudy. Il avait même le sourire. Mais son état se dégrada très rapidement sans que les médecins puissent déceler le problème qui l’affectait. Sa santé s’aggrava et il prit conscience de la gravité de la situation. C’est alors qu’il se mit à me parler de toi. C’est comme ça que j’appris ce qu’il éprouvait pour toi, quelque chose de très fort et d’inexplicable. Ce fut la première fois que je partageais un intense moment avec mon frère. Cela me procura un immense bonheur, alors que Rudy était sur son lit de mort. C’était l’unique fois qu’un lien nous unissait, et maintenant je pleure mon frère. Cet événement reste mon plus beau souvenir ainsi que le plus douloureux. Si je suis parti à ta recherche Julie, c’est pour accomplir mon devoir. Rudy voulait absolument que tu saches l’amour qu’il ressentait pour toi. Il avait besoin de se livrer, pour partir librement et sereinement. Quelques jours après il ferma les yeux pour l’éternité. » Tom venait de réaliser le souhait le plus important de son frère. « Rudy voulait te rendre heureuse. Avant de partir, il affirma que tu devais vivre pleinement et laisser derrière toi ta peur d’être déçue. Il ne voulait pas que tu vives une histoire au parfum du regret. Les regrets sont horribles à supporter. La seule chose que mon frère regrettait c’était de ne pas avoir vécu à tes cotés plus longtemps. » Des larmes ruissèlent le long du visage de Julie. Leur histoire avait pris fin car les deux amoureux avaient été apeurés par la nécessité de s’engager. Cependant ses larmes ne révèlent pas uniquement de la tristesse mais aussi une sorte de soulagement car elle a enfin la certitude qu’il l’avait aimé. Elle est heureuse de savoir qu’elle avait eu de l’importance à ses yeux. Elle regarde le ciel, elle ne recherche plus de soutien, elle se sent légère dans l’immensité du ciel. Cette immensité apparait comme l’espoir qui lui communique Rudy. Dorénavant elle ira de l’avant pour réaliser ses rêves et rendre hommage à l’homme qu’elle a tant aimé…

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