L’avare

Nous avons tous parmi nos amis une personne un peu spéciale, qui ne propose jamais de payer l’addition qui vous rappellent tous les jours que vous lui devez 10 euros et qui manipule ses jetons de poker avec une particulière tendresse. Cet ami, c’est l’ avare, le radin .Toujours à la recherche de bon plan shopping, incapable d’entrer dans un magasin sans négocier, c’est un etre tout a fait particulier.

Le mien s’appelle richard, quand je l’ai rencontré il contestait le prix de son café dans un petit bar rue d’isly. Le patron visiblement habitué au frasque du personnage semblait écouter d’une oreille attendant patiemment que son client se décide à le payer. C’est en sortant péniblement son porte feuille de sa poche que richard m’a prit a partie cherchant visiblement en moi un allié, il me demanda de confirmer que 2 euros 40 était cher payé pour un café brulé.
« Du moment qu’il me réveille » avais-je répondu sans entrain, n’ayant aucune envie de me faire entrainer dans une discussion de comptoir qui pouvait durer sans fin .
Mais apparemment cela n’a pas gêné mon interlocuteur. Tout en comptant soigneusement ses pièces, il me raconta comment il avait réussi à ne pas payer le restaurant lors d’un rendez-vous galant non concluant, en prétendant à la fin du repas devoir passer un appel urgent. Richard avait finalement abandonné la narration de ses divers faits d’arme et il s’est alors révélé être un homme tout à fait intéressant. J’ai alors découvert que l’avare pouvait cacher un homme charmant.

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Et après l’île

Quand j’aurai déversé tout mon comptant de larmes
Que mes blessures cachées se confondront en drames
Je marcherai brisée dans les rues de la ville
Sans savoir où aller à errer inutile
Je trouverai un toit sous le pont des amours
Qui me rappellera toi nos rêves et nos bravoures
Dans le froid de la nuit où la lune s’est perdue
En entendant nos bruits de désirs épandus
Lorsque ta voix criait dans le silence profond
Me disait je suis là pourquoi tu te morfonds
Je t’entends je t’attends je ne connais que toi
Ces années ont passé et je suis toujours là
Si tu veux tout savoir je vais te raconter
La patience infinie dans le cœur de nos plaies
N’aura jamais raison au regard de la loi
Mais prendra possession de ces miettes de foi
Qu’on a tenues secrètes pour ne pas qu’on les vole
Qui dansent éperdument dans cette farandole
De souvenirs déments que l’on retrouve ensemble
Dans l’âme de nos vies qui tellement se ressemblent
Qu’on pourrait les confondre si elles n’étaient les mêmes
Remplies de tristes maux et de tendres je t’aime
Je te dépeindrai là les couleurs retrouvées
Le pourpre de nos joies nos caresses esquissées
De plaisirs inavouables pour tout autre que nous
Car nous sommes faits de hontes d’appétits sans tabous
Parce qu’il ne sert à rien d’expliquer alentour
D’épancher nos pensées dans de trop longs discours
Nous gardons pour nos têtes nos ultimes mystères
Partageons sans répits nos fragiles repaires
Tu n’as donc rien à craindre ne te laisse pas aller
Ou alors attend moi pour aller te jeter
Dans les flots tortueux de l’île devant toi
Où l’on a rendez-vous avec nos vifs émois
Je viendrai te chercher il faut que tu patientes
Et nous vivrons ainsi cette idée qui nous hante

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Le paranormal

Tiens, s’il y a un sujet qui intéresse tout le monde, c’est bien le paranormal. Les gens qui tordent les cuillers, par exemple, même si ça n’est pas très utile. Reportage.

-         Gaade ! Grâce à mon super pouvoir magique, je vais te bousiller ton argenterie !

-         Euh, c’est sympa, Uri, mais j’aimerais mieux que tu fasses ça chez toi, vu que c’est un cadeau de la tante Berthe. Elle risque de mal le prendre. Déjà qu’elle envisage de me déshériter au motif que je n’ai pas voté Le Ben…Bon, ça va, arrête de faire la gueule. Je vais te passer la cuiller du chien.

-         Le chien mange avec une cuiller ?

-         Ben oui, pourquoi ? Il a été bien élevé, notre Rex. C’est pas le genre de chien qui chie dans le caniveau. Lui, il fait ça aux toilettes, et il n’oublie jamais de tirer la chasse. Par contre, il est un peu teigneux. C’est pour ça qu’on l’a surnommé Mélenchon. Alors, si tu tords sa cuiller, Uri, c’est à tes risques et périls. Ne compte pas sur moi pour porter le chapeau. Y a pas marqué Mitterrand.

-         Pourquoi Mitterrand ?

-         Ben, il avait un chapeau. Il trouvait que le béret, ça lui rappelait la milice.

-         Ah, oui ! Je me souviens ! C’est un ancien résistant.

-         Si tu le dis.

Tout ça pour confirmer cette évidence : Le paranormal n’a pas beaucoup d’applications pratiques. Mais c’est quand même un médium qui a retrouvé Saddam Hussein. Pour Ben Laden, ça a moins bien marché. Le seul qui aurait pu le localiser avait des cuillers à tordre. Il n’avait pas de temps à consacrer à des futilités.

Tiens, à propos de Ben Laden. Vraiment dommage que le mec qui avait prévu le naufrage du Titanic ait été en RTT le 10 Septembre 2001. Pas de pot. Il était au Club Méditerranée avec James Bond, OSS 117, et Elisabeth Tessier. Quand ça veut pas…Tout de même, elle tirait un peu la gueule, Elisabeth Tessier, parait il.

-         Eh ! Pas grave, Elisabeth. Arrête de tirer la tronche. Il parait qu’il va y avoir un tsunami, sous peu. Tu n’as qu’à prédire ça.

-         Un tsunami ? Où ça ? Et quand ?

-         Là, j’avoue que tu me poses une colle…Ah ! Sinon, il y a le tremblement de terre à Haïti. 250 000 morts ! Ca en jette, 250 000 morts.

-         Possible, mais, Haïti, tout le monde s’en branle.

-         C’est pas faux…Et un truc au Pakistan ?

-         Pareil.

-         En Chine, alors ?

-         Mon dieu…

-         Au Japon ?…Au temps pour moi.

Le fait est : C’est quand même plus facile de prévoir des catastrophes après leur survenue qu’avant. C’est quand même moins aléatoire. Ou alors, il est prudent de rester un peu flou, comme Nostradamus. Exemple :

« En la deuxième année du troisième millénaire,

Roi des manants au peuple montrera,

Soudain malheur et trahi par son frère,

Au deuxième tour ne parviendra »

Reconnaissons tout de même le fait que ça pourrait s’appliquer à nombre de situations aussi diverses que variées. Sans parler du fait que ce quatrain ne se trouve pas dans toutes les éditions du fameux « Eh ! Je déconne ! » du célèbre Michel de Nostre Dame.

Bon, c’est pas le tout. Je vous quitte. J’ai des cuillers à tordre.

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L’embarras de Gilles…

Depuis l’enfance suis malade
D’un handicap vraie barricade
Un Latourette en inversé
Crachant des mots pleins de beauté

Dans des hoquets la boule au ventre
En stress montant de l’épicentre
Embouteillage en mon cerveau
Voilà encore vols d’étourneaux

Je chrysalide et sors des fleurs
Du haut des crises hurlent en couleurs
Des mots d’amour des jolis mots
Des cris d’apache GERONIMO !!!

PALI PALI PALINODIE !!!
CHEVEUX BROUSSAILLES ET COLIBRIS !!!
FUMIGATIONS MITOCHONDRIES  !!!
PERLIMPINPIN AMPHIGOURIS !!!

ça part en salves et en salive
Inattendu l’ailleurs dérive
Sans contrôler mes émotions
Syllabes fusent en éruption

Et je m’enfuis devant les rires
Les doigts pointés clown en délire
Ma vie Barnum est un enfer
Les sons voltigent y prennent l’air

Toutes les femmes ont peur de moi
Bouillonnement de mes éclats
L’unique endroit de mon repos
C’est la montagne et son écho

TINTINABULE ET CAPODASTRE !!!
DIJJIRIDOO ET INES SASTRE !!!
VADEMECUM INTRICATION !!!
RASOIR A GOMME ET PARTITION !!

Coupé du monde ou prisonnier
Chaque seconde est un merdier
Comment sortir du jeu pervers
L’esprit troublé ne veut se taire

Pour revenir à la normale
J’ai potassé tous les mots sales
Putain fait chier merde et connard
Sans résultat colère se marre

J’ai essayé la poésie
Canaliser tout en folie
En déclamant mes sentiments
A la minute où l’ouragan

TERRA NOSTRUM ETOILE A BRANCHE
ET PIM PAM POUM VIOLON A HANCHE
DOUBLE SALTO GYNECEEN
PALOMINO CONFUCEEN

Depuis l’enfance suis malade
D’un handicap vraie barricade
Un Latourette en inversé
Crachant des mots pleins de beauté…..etc…..

Jean-Marc Frelier ( Copyright Exclusif )   Dédicace : Mr Charles Cros (1842-1888)

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Les coléreux

Personne n’aime les donneurs de leçons. Du moins, je suppose. Après tout, Nicolas Sarkozy a remporté les dernières élections, et Jean Moulin est l’objet d’une sorte de culte récurrent. Ceci dit, concernant ce dernier, reconnaissons le fait que ça fait un bail qu’il ne casse plus les couilles aux mauvais français. A noter quand même la re-sortie récente du placard de son agoniste adolescent Guy Moquet, dont la triste histoire avait séduit notre Ceausescu. Il convient de préciser que ce dernier, à défaut de pouvoir culpabiliser les loubards en évoquant ses propres actes d’héroïsme, avait trouvé opportun d’utiliser celui d’autrui pour faire honte aux jeunes. Ne me demandez pas pourquoi il y prend plaisir. L’absence d’humour se constate, elle ne s’explique pas.

Mais quand le syndrome du donneur de leçon atteint son paroxysme, on grimpe encore d’un cran, jusqu’à l’étage dit : Etage Mélenchon. Quoi que tu dises, Mélenchon va se mettre à hurler sa rage et son légitime courroux, comme une MAM accusée d’avoir soutenu Ben Ali, ou un Alain Delon soupçonné d’avoir pris de l’âge. Je dois dire que c’est assez étonnant. On se demande si il est vraiment en colère, ou s’il s’est juste chopé un furoncle mal placé.

Et l’on se prend à imaginer ce qu’aurait pu répondre Woody Allen à sa place. Qui va oser avoir le courage de se dévouer pour lui expliquer qu’il fait peur aux enfants ? Sûrement pas ses alliés communistes qui, je le suppose, commencent à voir en lui le nouveau Staline, l’homme qui t’enverra au goulag pour 20 ans si tu tentes une plaisanterie un peu décalée.

Imaginez un monde peuplé de Mélenchons, de MAM(s), et d’Alain Delons. Même Philippe Val y passerait pour un comique.

Ceci étant posé, je me dois quand même de préciser, à la décharge du petit père des peuples de gauche hexagonaux, que notre Ceausescu national n’est pas vierge de toute responsabilité  dans la survenue de ce syndrome nouveau, et qui ne cesse de s’étendre tel une pandémie grippale, le fameux syndrome du pète couilles.

Qui est parvenu à culpabiliser la population, au point que plus personne n’ose publiquement contester le bien fondé de l’interdiction de rouler bourré ? Vous savez quoi ? On vient de pénétrer dans l’ère masochiste. Monsieur Glandu vient juste de réaliser qu’on allait droit dans le mur, et que c’était peut être de sa faute. Du coup, il a plébiscité le Père Fouettard. « Tu veux du fric ? T’as qu’à bosser, connard ». Finie la rigolade ! A partir d’aujourd’hui, on arrête de boire, de fumer, de manger gras. On roule à 80 sur l’autoroute, on bosse le Dimanche. Le matin, on se lève à 6 heures pour faire son jogging et ramasser les crottes de chien. Comment ça, c’est chiant, comme programme ? Tu n’as pas honte ? C’est quoi ton projet de vie ? Rouler bourré et écraser les enfants à la sortie de l’école ? Honte à toi, dégénéré !

Mais, attention. Culpabiliser son prochain n’est pas à la portée du premier venu. Ca nécessite de la conviction. Il faut y croire. Emilie Joly, par exemple, elle a beau prendre l’accent gestapo, elle n’y parvient pas. Certes, on devine la méchanceté, mais l’indignation sincère n’est pas au rendez vous. Alors que Mélenchon, lui, te terrorise au premier regard. Un peu comme Sarko. Tu croises son regard, et tu comprends toute de suite qu’au premier faux pas, il va te faire frapper par ses CRS. Il ne faut pas lui jeter la pierre, au pauvre Pujadas. Il est moins faux jeton qu’on ne le prétend. Il est juste comme Guy Moquet et Julien Coupat: Terrorisé.

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Violence de l’Or

De tous les crimes honnis, les crimes des Cités d’Or furent plus abominables.
Plus hypocrites, car ces violences furent pour ne pas partager la prospérité.

Pour survivre, la bonté des gens capitulait devant la societé et sa cruauté.

Vaincus par la vie, maints gens ont fini par croire à l’existence du Diable.

Dans les Cités d’Or, cités démocratiques ou autocratiques, régnait l’hypocrisie.

Partout, on trompait les électeurs, car l’élu dirigeant dirigeait pour des amis.

Avant la venue de la démocratie réelle, pouvoir du peuple, ses ennemis

N’étaient pas des peuples exotiques, mais dans notre cour, où la discourtoisie
Des élus envers nous perdurait avec leurs discours fatalistes, écrits sans poésie.

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De l’utilité de la Commission Européenne

Après trois ans d’enquête, 21 savants grassement rémunérés par Bruxelles viennent de remettre leur rapport. Leur conclusion : « L’eau ne permet pas de lutter contre la déshydratation ». Il en coûtera désormais deux ans de prison à ceux qui soutiendront le contraire. Mais on encore le droit, provisoirement, de dire des choses, genre : « Manger prévient l’amaigrissement », ou : « Faire le plein évite la panne d’essence ». Sous réserve, cela va sans dire, de le démontrer scientifiquement. N’allez pas prendre cette licence pour un encouragement.

Et dire que l’on s’apprêtait à creuser des puits au Sahel ! Dieu merci, à partir de demain, les criminels qui soutenaient l’utilité de ce projet imbécile iront rejoindre Hortefeux et Balladur dans les geôles de la bien nommée Santé.

Certes, force nous est de reconnaître le fait que l’Europe est en difficulté. Mais je suis quand même rassuré de constater que certains se battent pour nous faire sortir de l’ornière où les buveurs d’eau voulaient nous faire basculer corps et biens. Pour ma part, ça fait belle lurette que l’expérience m’a appris que l’eau était exhaustivement impropre à étancher la soif. Les patrons de bar en sont conscients, d’ailleurs, qui refusent systématiquement d’en servir. On constate une fois de plus la pertinence de la sagesse populaire, même si il est toujours plaisant de voir la science venir à sa rescousse.

On a beaucoup critiqué la commission européenne, parfois à juste titre, mais, dans ce cas, difficile de nier son évidente utilité. Reste cependant à réhabiliter le whisky. Ca ne sera pas chose aisée, si l’on prend en compte le travail de sape du lobby des buveurs d’eau, très influents à Bruxelles. J’ose espérer que l’on saura éviter les conflits d’intérêt. Je verrais bien une déclaration sur l’honneur : « Je soussigné Maurice Einstein, savant professionnel attaché à la Commission Européenne, certifie ne consommer que des boissons alcoolisées, et n’avoir jamais effectué de mission pour le compte d’une personne sobre ».

Ben oui. Ca serait quand même ballot de rejouer le scandale du Médiator, alors qu’on tient une occasion en or pour se débarrasser de nos stocks de Beaujolais Nouveau*. Mais je vous préviens : Il y aura des contrôles. Si l’éthylotest ne décolle pas, vous perdrez six points. Ceci dit, vous pourrez en récupérer quatre en vous inscrivant aux Alcooliques Assumés, ou en allant consulter un alcoologue. Croyez moi, pour lâcher l’Evian et revenir à une consommation normale, mieux vaut être assisté par un professionnel expérimenté. Ce ne sont pas les savants de Bruxelles qui me démentiront. A moins que vous ne préfériez mourir de déshydratation, sans même un éléphant rose pour vous venir en aide.

* Beaujolais Nouveau. Boisson, sans doute à base d’eau, encore que beaucoup plus hydratante. Succédané acceptable au Bordeaux grand crû classé, pour les asiatiques mangeurs de cervelle de singe et les sahéliens en phase de sevrage. Peut également convenir aux joueurs du PMU, sous la réserve expresse d’alterner avec du Ricard pur.

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