J’en crève de t’aimer aujourd’hui
Sous le bitume dans le béton
Dans un monde cerné de brumes
Où s’illustre la déraison
Moi je rêve de faire un petit
Qui ne jouera jamais au grand
Et qui n’seras jamais acquis
A un quelconque troupeau de glands
J’en crève du plus profond des tripes
De ne t’offrir qu’une illusion
Un songe , déjà un souvenir
D’une lointaine révolution
Sûr que je vais t’aimer, mais mal
Que je te grifferai parfois
Je te boufferai le moral
Mais ce ne sera pas vraiment moi
J’en crève de ne pouvoir te dire
Quand repoussera ma bohème
Et qu’entre tes bras m’endormir
Apais’ra le flot dans mes veines
Tu s’ras mon double à peau de femme
Tout ce que je n’ai pas su être
Les larmes ont eu raison des flammes
Qui dans mes yeux s’étaient vues naître
J’en crève de ne pouvoir crever
Tous les nuages et les automnes
Comme un outrage se font traîner
Derrière ton regard qui s’étonne
Je hais cette vie d’habitudes
Où le fric brûle entre nos doigts
Où la douceur et la quiétude
Se calcule tous les fins de mois
J’en crève de t’aimer aujourd’hui
Toi qui à cœur perdu se lance
Même si tu en reviens transie
Tu laiss’ras pas passer ta chance
Oui, mon amour, tu me ressembles
Tu ne te donnes pas à moitié
Je sais déjà que c’est ensemble
Qu’on dira non au monde entier