Devant la vitrine, peinte à la main, de la poussière du petit matin,
elle me fout les boules car à l’intérieur, un incroyable théâtre d’horreur.
Toutes ces poupées, désarticulées, aux membres manquant de la grande armée, elles ont fait la guerre, pour un grand seigneur, je m’enfuie bien vite, devant tant d’malheur.
Elles sont toutes nues, même plus paraît, de leur chevelure aux boucles dorées,mais quand elles me voient, elles clignent des yeux, étirent-leur bouches, pour me dire adieux.
Alors je détale, en fuyant cette houle, un peu comme un vieux, qui voit le bon dieu, devant la vitrine, y’a jamais la foule, j’ai beau regardé, jamais vu deux pieds.
Et dans la boutique, les mains encollées, avec sa blouse rance, vit le perruquier,nous fait la peau blanche, ses mains sur nos hanches, et le soir venu vient nous maquiller.
Quand la nuit s’avance, sans trop s’attardée, elles sont encore là, en train me narguaient, me montrent leurs dents, comme pour me sourire,mais moi je sais bien, que c’est pour m’mentir.
Quand la cloche sonne, sans doute la maman, qui vient rechercher son petit enfant, habillé de neuf, frais comme un gardon, je me suis trompée, c’était un garçon.
Il sort de la soie, qui bruisse sous ses doigts, et murmure tout bas, ça c’est bien passé ? moi je reste là, à tout reluquer, quand je m’aperçois qu’il vient me chercher.
Dans la vitrine, peinte à la main, de la poussière du petit matin.
Une larme roule, sur la toile cirée, rien que le chagrin, d’une petite poupée.
Voilà ce que cela donne d’écouter trop : » Thomas Fersen ».