MANIFESTE

Levons-nous camarades, le pays part en guerre,

Contre la faim, camarade, contre la misère,

Que nos voix camarade, ne soient pas notre enfer,

Sur ce champ  délabrement, dressons notre  prière.

 Levons nous, camarade, combattons les chimères,

D’ses mortels camarades, qui jouent à la gué- guerre,

Le printemps nous fait signe, regardons les enfants,

Ils seront un jour cygnes, accordons–leur ce temps.

 Levons nous camarades, nous tenons à deux mains,

L’espérance de revoir, tout les peuples  plus sereins,

Levons –nous camarades, n’ laissons pas décider,

A notre place, camarade, ce qui n’iront pas voter

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Cocteau

Voyageur de l’espace temps, compagnon des mythes éternels, tu oses ta rencontre avec  Destinée, tes lignes musicales se font Mozartienne, final  tragique, mort est  notre Reine.

Dépassant tes limites, du  rationnel tu en fais un accord, gratuité de la poésie, dans  tes doigts elle se fait trésor, conquérant par sa grâce, nous, simples chalands, vous gardant Monsieur, le Poète, toujours bien vivant, dans les traits d’une bête, ou d’un simple passant.

Cette force se déploie, comme un appel sur les ondes, offrant en hommage, la naïveté profonde, de la belle, qui traversant ce monde, trouve la bête cachée, dans la lune pleine d’ombres.

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Plus rien à dire

Du haut de la montagne,l’oiseau scrute la mer,ce torrent qui se roule annonce l’hiver,elle semble si fragile,perdue dans ses pensées,essoufflé l’oiseau sur elle, se laisse tomber.

Il n’y a plus rien à dire,la mer porte le deuil,
d’un enfant de l’empire,aux ailes couleur de feuilles,
Il n’y a plus rien à dire,la mer porte en son sein,
le chant de l’oiseau,qui n’avait peur de rien.

C’était un grand navire, au pavillon d’malheur,il a créé du vide, dans le  flanc des moteurs,soudain la mer à vue,sa couleur s’obscurée,étendant sa longue traine, la mort est arrivée.

Il n’y a plus rien à dire, le monde porte le deuil,
des oiseaux voyageurs, gisant dans ce cercueil,
Il n’y a plus rien à dire, les mots n’ont plus de voix,
pour chanter une berceuse, à l’enfant né d’un roi.

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La poupée

Devant la vitrine, peinte à la main, de la poussière du petit matin,
elle me fout les boules car à l’intérieur, un incroyable théâtre d’horreur.

Toutes ces poupées, désarticulées, aux membres manquant de la grande armée, elles ont fait la guerre, pour un grand seigneur, je m’enfuie bien vite, devant tant d’malheur.

Elles sont toutes nues, même plus paraît, de leur chevelure aux boucles dorées,mais quand elles me voient, elles clignent des yeux, étirent-leur bouches, pour me dire adieux.

Alors je détale, en fuyant cette houle, un peu comme un vieux, qui voit le bon dieu, devant la vitrine, y’a jamais la foule, j’ai beau regardé, jamais vu deux pieds.

Et dans la boutique, les mains encollées, avec sa blouse rance, vit le perruquier,nous fait la peau blanche, ses mains sur nos hanches, et le soir venu vient nous maquiller.

Quand la nuit s’avance, sans trop s’attardée, elles sont encore là, en train me narguaient, me montrent leurs dents, comme pour me sourire,mais moi je sais bien, que c’est pour m’mentir.

Quand la cloche sonne, sans doute la maman, qui vient rechercher son petit enfant, habillé de neuf, frais comme un gardon, je me suis trompée, c’était un garçon.

Il sort de la soie, qui bruisse sous ses doigts, et murmure tout bas, ça c’est bien passé ? moi je reste là, à tout reluquer, quand je m’aperçois qu’il vient me chercher.

Dans la vitrine, peinte à la main, de la poussière du petit matin.
Une larme roule, sur la toile cirée, rien que le chagrin, d’une petite poupée.

Voilà ce que cela donne d’écouter trop :  » Thomas Fersen ».

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