A propos Jale Arditti

Pourquoi j’écris J'ai toujours aimée écrire, très souvent je vois des flashes devant mes yeux alors je m’assoie et j’écris, pendant que j’écris je vois visuellement tout ce que j’écris comme dans un filme, je vois le paysage, les couleurs, les personnages, je sens les goûts, j’entends la musique, je respire l’air de l’endroit que je raconte et même je sens les sensations présentes. Tout cela est peut-être une partie de ma personnalité qui se manifeste, dans cette période de ma vie. J’écris parce que je pense que je dois écrire, tout ce qui nous arrive dans la vie a une raison, cette raison on ne la distingue pas toujours mais elle existe. Une autre raison et que nous voyons les gents avec leur vie de notre point de vue qui est notre vérité et pas la leurs, chaque personne est un monde je crois bien plus vaste que tout l’univers. La même chose pour les événements grands ou petits que nous entourent, qui a premières vue nous paraissent simples et qui portant sont le résultat d’un nombre infinie de situations qui débutent peut-être dans l’infinité des temps. Aussi je pense que malgré toutes les recherches, tout l’avancement de l’homme depuis la découverte du feu jusqu'à l’avancement technologie d’aujourd’hui, tout l’univers est un grand mystère qui peut-être ne sera jamais découvert. J’écris sans doute aussi parce que je suis attire par tout ce qui n’est conventionnelles, qui n’est pas cliches, qui n’est pas simple Alors j’écris mes visions

Le Marché aux Puces

Le Marché aux Puces

Journaliste dans un magazine bimensuel,  je parcours le monde avec un sac à dos en cuir patiné par le temps  et un appareil photographique des plus moderne et des plus compact ce qui me permet très souvent de photographier sans être vue. Depuis le décès  de ma femme je voyage encore plus, et je ne vis que dans des hôtels sombres. Avec ma haute taille et mes 110 kg je réussis à passer pour un homme banal qui ne laisse aucun souvenir, grâce à mon  » Body Language « 

J’étais en reportage en Amérique du Sud, je devais interviewer un éminent professeur sur la transplantation d’organes avec une méthode pas encore appliquée en Europe. Deux heures devant moi, je décidais de flâner parmi cette population multicolore, un Marché  Aux Puces  m’accueillit au tournant d’une avenue, des marchandises éparpillées sur le sol, des vieux appareils ménagers,  des boutiques de chiffonniers avec des habits de toutes les modes,  une antre où pèle mêle se mélangeaient des montres et de outils de salles d’opérations. Mon appareil cliquait sans arrêt, ça et là un visage s’éternisait, un chien errant à la queue tordue suivit la photo de deux chaises branlantes d’une époque française. Là, au coin, entre la rue et une impasse sombre un mannequin m’attendait, une femme poupée, celles qu’il y a trente ans portaient les habits à la mode dans les plus grands magasins de l’époque. Je me figeais en  statue de marbre…. Est-ce possible ? Même taille, même coupe de cheveux,  et la robe, la robe verte que je lui avais offert pour son trentième anniversaire et que j’avais brulé avec toutes ses affaires, la robe verte qui laissait entrevoir sa douce poitrine, la robe verte qu’elle n’avait porté qu’une seule fois à notre dernier diner…  Sans m’en apercevoir je photographiais, comme un déchainé,  moi qui avait brulé toutes ses photos, mon appareil me l’éternisa sous tous les angles avec sa robe verte….

Tous mes contes, mes fantaisies,mes poèmes sur http://jalearditti.blogspot.com/

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Obsession

Obsession

Il était à tous les points de vue un homme normal. Physiquement bel homme, un bon travail dans une grande firme de construction, époux attentionné, père attentif et câlin de deux filles, il était positif….. Sauf…

Sauf son Obsession pour l’heure, pour sa montre, un genre de tic le faisait regarder l’heure à chaque minute, comme il était intelligent il le faisait discrètement, il avait mis à jour une technique et presque personne ne s’apercevait de son Obsession, son épouse souriait de ses manigances et chaque année lui offrait pour son anniversaire le dernier modèle d’une marque qu’il aimait particulièrement.

Pour ses quarante ans elle invita amis et famille pour dîner et lui offrit le dernier modèle. Il attendu impatiemment la fin du dîner pour pouvoir se concentrer sur cette merveille de technologie. La montre s’adapta merveilleusement a son poigner, de couleur chrome aux reflets bleu elle était branchée sur un satellite qui diffusait dans l’obscurité une douce lumière bleue.

La nuit avec sa montre sur son poigner il fit l’amour à sa femme tendrement et longuement, elle s’endormit dans ses bras, la petite lumière bleue veillée sur eux…

Quelque mois plus tard pour des raisons inconnues le satellite se perdit dans l’atmosphère et automatiquement la montre se brancha sur une planète.

Une nuit il se réveilla avec des sons étranges venant de sa montre, une autre nuit il crut entendre un genre de musique, des murmures, chaque nuit quelque chose se transformait sur sa montre, il perdit son sommeil, un matin à son réveil le cadran avait changé les chiffres avaient été remplacés par d’étranges signes, il paniqua il appela sa femme, elle ne comprenait pas de quoi il était question, la montre était la même depuis qu’elle lui avait offert, son Obsession grandissait, l’horloger lui certifia que la montre était identique au jour de l’achat….

Madame, aujourd’hui votre mari est au jardin, vous le trouverez sur le banc prés du jet d’eau, non il ne communique pas avec personne, son regard est toujours fixé sur sa montre, désolé Madame….

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Le Coeur Fracassé

Le Cœur Fracassé

Il est vieux, il a dépassé l’automne de sa vie, maintenant c’est la dernière saison de son existence c’est hiver, il est assis dans sa chambre prés de la fenêtre, sa place favorite, il voit les grands arbres couverts de fleurs, les abeilles qui bourdonnent, les oiseaux qui piaillent, il sent l’été dans l’atmosphère, un rayon de soleil se pose sur le plancher impeccablement encaustiqué.

C’est l’été, c’est l’hiver de sa vie, pourtant il est en bonne santé, sauf son cœur, son cœur est fracassé. Depuis son enfance, tout le monde a pris part à ce fracassement. Il a donné sans compter il a été fracassé sans mesure. Il a aimé sincèrement il a été fracassé lâchement. Il a été sincère on la fracassé avec des mensonges, aujourd’hui son cœur est troué comme si une rafale de mitraillette l’avait touché.

Le rayon de soleil bouge, il se pose sur lui, sur sa poitrine, les déchirures de son cœur s’envahissent de lumière, des particules de poudres d’or cicatrises les parois saignantes des blessures.

Le Cœur est fracassé mais il s’est agrandi, il est plein d’humilité pour les humains qui n’ont pas de cœur…..

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Namaste

« Les indiens considèrent que la réunion de deux personnes ne peut se faire que par leur esprit, la jonction des mains devant la poitrine signifie alors « Puissent nos esprits se rencontrer ». En joignant leur paume, les indiens saluent la part de divinité qui règne en chacun de nous. »

Cette phrase lue dans un de mes livres m‘entraîne à écrire la fantaisie suivante :

Samra était la plus robuste des sept enfants de la famille. La seule avec une forte structure de corps, une bonne santé par rapport à ses frères et sœurs, travailleuse elle ne se plaignait jamais de la fatigue. Elle possédait une beauté agréable propre à son clan. Sa famille voyait en elle une source sûre de revenu.

A l’âge de quinze ans refusant d’épouser un riche marchant d’un village lointain elle fut placée comme servante chez une famille suédoise appartenant au corps diplomatique sa paye serait transférée directement à sa famille.

Les familles se succédaient, Samra faisait part de la résidence, elle apprit à parler le Suédois, et eux apprirent matin et soir à la saluer ‘’Namaste’’.

Les années se succédaient, la neige visita la belle chevelure de Samra, des rivières fines sillonnèrent son admirable peau, sa vue baissa, les chants des oiseaux s’éloignèrent de son ouïe, seul son port de reine resta inchangeable.

Pour la première fois elle demanda à revoir sa famille, son village. On lui remit l’argent du voyage, elle quitta la résidence en se courbant et en murmurant ‘’Namaste’’.

Au village elle vit la grande maison que sa famille avait construite abritant ses frères et sœurs avec leur famille, le potager bien entretenu, elle vit l’abondance que son travail avait pourvu. Un léger coup sur la porte qui s’entrouvre sur une inconnue, un plat de riz que l’on offre à une étrangère de passage…

‘’Namaste’’, elle, se retire pour manger dans un coin…

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Pardon

Toutes les religions prêchent le pardon, chacune a sa manière. Certains jeûnent, d’autres se confessent, la définition de ce qui est un péché et de son pardon différent avec le temps, les peuples et les hommes de religions qui voudraient avec la peur du châtiment diriger la foule en leur inspirant la peur d’un soi disant dieu plein de courroux et de vengeances.
La planète de sans-Pardon nous invite à la visiter. Fermons nos yeux et laissons nous emporter vers cette planète.
A première vue la planète sans-Pardon ne diffère pas de notre monde, même êtres humains, même nature, même système solaire…..presque notre jumelle, où est la différence….
La différence est que pendant l’évolution le gène de l’ego a disparu. Sans ego le péché n’existe pas, le gène de l’ego qui se développe est la raison de tous les crimes, les guerres, les dictateurs, les vols, la jalousie, la haine, la convoitise sont les enfants de l’ego, la force et la fille ainée de l’ego…
Sans ego on n’a pas besoin de pardon…. La planète sans-Pardon et notre jumelle sans ego….elle est entourée et dirigée par une énergie que l’on peu appeler dieu, qui ne juge pas, qui ne punit pas, qui ne demande pas l’obéissance et des sacrifices, qui seulement aime…

21 décembre 2012 le gène d l’ego a été découvert, pourrons nous le maîtriser ?
La question est : Est-ce que nous voudrions la maîtriser ?…….

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Le Scorpion

C’était un énorme Scorpion qui se cachait sous un rocher prés de l’Océan. Il était noir, il était fort, il était rusé, la nourriture était abondante, les vagues étaient son supermarché, renouvelant sans cesse sa nourriture.

A l’aube d’un jour d’hiver une vague rejeta sur la plage, un homard blessé, qui se traîna difficilement vers le rocher.

Le premier contact de ces deux fit éclater un tonnerre.

Le homard quoique blessé, était imposant avec sa carapace rouge feu, le Scorpion avait son venin…..

L’hiver fut rude, chacun dans son coin luttant pour leur survie, Le Scorpion attendait le premier rayon de soleil, le homard soignait sa blessure et rêvait de retourner vers l’Océan.

L’hiver fut très long, la guerre entre ces deux carapaces fut proche est presque inévitable, seul l’instinct de survie empêcha l’anéantissement.

Au printemps Le Scorpion retira son venin, le homard guérit fit des vas et vient vers l’océan, la cohabitation avait pris place. Les saisons se succédaient…..

Le fils trouva ses parents endormis pour l’éternité, enlacés dans une dernière étreinte, dans le jardin un énorme Scorpion cherchait l’ombre, sur la table de la cuisine les restes du dernier repas Champagne et Homard……

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La Bête

Sans crier garde et Sans t’annoncer
Soudain tu es revenu Te loger chez moi
Entre mon cœur et mes tripes
Bête rongeuse chargée de mauvais souvenirs
Dans ta main les graines desséchées de
Mémoire de larmes et souffrances du passé
Sans crier garde Sans t’annoncer
Soudain tu as voulu faire le vide
Entre mon cœur et mes tripes, te loger, comme par le passé
Tu as voulu effacer tout le bon qui avait pris ta place
Soudain j’ai cru que tu avais gagné
A être maître entre mon cœur et mes tripes
Je t’ai reconnue, je t’ai vu
Mon artillerie d’amour t’a anéantie
Je sais que la bataille continue
Que tu me guettes, Que tu es patiente
Sache que moi aussi
J’aiguise mes flèches avec du miel
La place que tu convoites entre mon cœur et mes tripes
Est désormais pleine
D’une lumière inconnue à toi….

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