Les ruelles de mon village,
Ont revêtu leurs habits de lumière
Comme un heureux présage,
Comme l’annonce d’une journée pas ordinaire
Venue du fond des âges,
Cette tradition qui jamais ne se perd
Pour notre plus grande joie
Et moi je suis dans mon univers
Demain, le village tout entier sera illuminé
Les visages des passants également
Et le mien, c’est évident
Moi qui serai dans mon élément.
Publications de lucie69
Quand l’oubli a envahi son esprit …
Toute sa vie elle avait trimé,
Le commerce, le contact avec les gens, c’était son métier,
Elle avait aussi vécu la guerre,
Mariée, deux enfants, un modèle de mère,
Sa vie paisiblement s’est ensuite écoulée,
Les années ont passé, l’heure de la retraite avait sonné,
Fini le commerce, le contact avec les gens,
Sa vie était désormais derrière elle et non plus devant,
Et puis lentement, tout a basculé,
La chose, doucement s’est installée,
Au début, un oubli qui passe inaperçu,
On n’y prête pas attention,
On s’en amuse même, on rit de ses confusions,
Mais la chose est bien là, ancrée dans sa mémoire,
Et va tout faire pour prendre ses aises et agrandir son territoire,
Petit à petit, elle perd la notion du temps,
Sa mémoire présente s’efface, elle n’enregistre plus comme avant,
Les souvenirs anciens s’accrochent, s’efforcent de continuer à exister,
C’est à peu près tout ce qui lui reste, ce qu’elle a vécu dans le passé,
Mais la chose est vicieuse et compte bien faire fi de sa toute puissance,
Toute une vie désormais balayée, elle est revenue au temps de l’insouciance,
Elle a oublié, a perdu pied, s’est éloigné des gens qu’elle a tant aimés,
Elle est retombée en enfance, une manière de se protéger,
La chose a désormais pris les commandes,
De cet esprit, cette âme qui ne sait plus très bien comment s’y prendre,
Pour tenter de cohabiter avec cette chose qui lui a fait oublier,
Tout ce qu’elle était, sa vie, son passé,
Cette foutue maladie qui a effacé,
De sa mémoire, sa vie, à tout jamais.
Complainte d’un chien abandonné
Les grandes vacances sont enfin arrivées
Toute la famille est excitée, je vois mes maîtres s’agiter
Ils ont sorti les valises et les bagages
Comme tous les ans, on se prépare à partir en voyage
Sauf que cette année, je ne sais pourquoi
Je sens que je suis de trop, je suis devenu un poids
Je les entends parler, mais je ne comprends pas
Je peux juste voir sur leurs visages, le trouble, le désarroi
Cela fait pourtant 5 ans qu’ils m’ont adopté
Dès les premiers instants, je les ai aimés
Rien ne laissait présager cela, je m’attendais à tout, sauf à ça
Quand finalement, ce que je redoutais tant arriva
Après avoir parcouru quelques kilomètres, ils se sont arrêtés là
Au bord de l’autoroute, et m’ont attaché à un arbre en contrebas
J’avais beau hurler, leur faire savoir que je les aimais
Rien à faire, plus je criais et plus ils s’éloignaient
La voiture a redémarré, j’ai regardé mes maîtres doucement s’éloigner
5 années à leur donner de l’amour, et voilà le sort qui m’est réservé en retour
J’attends sagement en espérant que quelqu’un me remarquera
Plusieurs heures que je patiente, sans eau ni nourriture
Quand soudain, j’aperçois au loin une voiture
Elle a l’air d’avoir remarqué ma présence, elle s’approche de moi
Assez pour que je lise ces trois lettres : SPA
Mon sort est désormais entre leurs mains
Pour moi, ce sera soit une nouvelle famille, ou bien la fin
Alors, par pitié, réfléchissez avant de prendre un animal
Pensez qu’il a un cœur, qu’il souffre aussi
Que ce n’est pas un objet que l’on jette quand on en a envie
Et que c’est inhumain et immoral
D’abandonner ainsi un chien ou un chat qui nous a donné sa vie.