A propos necronimbus

aussi sur http://www.ciel-et-enfer.net/necronimbus.auteur on trouve des extraits du recueil de poésies noires "tempus mortem" de philippe géhin (necronimbus) - gegene parolier/chanteur/compositeur

Service spécial (pour JM Cervetto)

en hommage au calvère de Jean-Maurice Cervetto

(4ans dans l’enfer des fous!)

Une histoire montée contre toi,

T’a fait atterrir chez les fous :

Monde psychiatrique, absence de lois,

Neuroleptiques, murs pleins de boue !

De pavillons en pavillons,

De ta tête s’enfuit ton espoir,

Napoléons, débiles profonds,

Plus tu discutes, plus on t’laisse choir !

Ta mère essaie de t’en sortir,

Elle vient te voir de moins en moins !

Plus rien de ta bouche veut sortir,

A part l’écume, pire qu’un gamin !

Cette orangeade t’a mis K.O. !

Même plus la volonté cachée !

Les surveillants sont des salauds !

Peut être plus fous qu’les internés ! !

Un jour, ton dossier fait surface,

Une expertise te sort de là !

L’étiquette « fou » te voile la face,

Faut oublier ces quatre ans là !

Tu réapprends à travailler,

Laisses tomber si tu t’fais traiter !

Tu sais cette psychiatrie infâme !

Tu sais cette psychiatrie infâme !

Tu penses aux gardiens d’la folie !

Tu leur en voudras toute ta vie !

Condamné du moindre sourire,

Et rongé par les souvenirs !

C’est de chez eux que tu remontes :

On peut dire que tu r’viens de loin !

Putain, si c’est pas une honte :

Quatre ans chez les fous, c’est pas rien ! ! ! !

..devenu fou…devenu fou…

gegene (necronimbus)

Post to Twitter

LA FAIM DE VOUS !

N’ayez craintes, misérables, je me pencherai sur vous !

Et d’un doigt maléfique, j’éteindrai votre vie !

Ce sera le moment de prononcer mon nom,

Ravagés par ma haine, noyés de mon aura !

Oh ! l’appel de vos corps dégage un parfum doux !

Ne suis-je pas déjà dans vos antres, sous vos lits ?

Invité ombrageux, sans pitié ni pardons !

Ma venue est un signe, n’entendez vous le glas ?

Bénissons vos carcasses, sans prières ni gris-gris !

Uniforme, une masse, qui fait peur et envie,

Se repaît de vos chairs, le calvaire est finit !

Exspecto resurrectioneM  

NeCrOnImBuS

Post to Twitter

« La chute de l’idiot ! »

 » Amoureux des sommets puis déçus par eux,

nous finissons par chérir notre chute… »

Emile Cioran

La chute de l’idiot (the fall of the fool) :

J’étais perché si haut, je caressais les cieux,

Chérissant mon ego d’autosatisfaction,

En douce lévitation, j’étais un demi-dieu !

Champion d’immobilisme, d’anti-gravitation !

Je croyais rester là, dans l’ombre de Narcisse,

M’endormant pour toujours sous d’irréels chants,

Jamais aucun relief, un tracé blanc et lisse !

Jusqu’au jour où revinrent les vieux démons d’antan .

Ce fut plus qu’un déclin, de caribes en scillas !

De même, étrangement, j’espérais cette chute.

Dans un élan final, je m’écrasais en bas,

Sans tambours ni trompettes, sans regrets et sans lutte !

Pauvre aveugle j’étais, mais juste sur la fin,

Mes yeux se sont ouvert sur des erreurs géantes ;

Puis de se refermer, sur un sourire divin,

De cesser d’être bête, et chérir ma descente.

NeCrOnImBuS

 

Post to Twitter

MISERE DE L’ESPRIT (part two)

Dans l ’abîme nébuleux d’ une prison intérieure ,

L’âme rongée , gisant , au delà de la peur ,

J’osai venir vous voir, vous , chacals répugnants dans la fosse aux aboies .

Ma sueur était froide a vos yeux de pouvoir ,

Dans les affres d’ un songe ou l’ intrus c’était moi .

Vous laceriez mon corps et noyiez mon émoi ,

Il n’ est rien de ce monde dont je me souviendrai ,

Que cette fraction du temps , d’ un esprit accule ,

D’ une âme décharnée , qui se bat contre elle-même ,

Et d’ un coup balayer son contenu mortel ,

Et d’ un geste s’ avorter des misères de l’ esprit . . .

Pour enfin s’ envoler loin d’ un corps qui pourrit . . .

Necronimbus   

 

Post to Twitter

FRACTION MATERIELLE TERRIENNE

Il était une fois la mort,

Assise pour choisir ses proies :

Meute mortelle qui suait de peur,

Courant et haletant pour mieux s’accrocher à la vie;

Une fois qu’elle eut bien mange,

Laissant choir ici-bas les coquilles,

Elle se mit nue face a la vie éphémère :

Et les mortels l’envièrent.

necronimbus


Post to Twitter

LE PECHEUR DE REVES – AMOUR DEFUNTE

LE PECHEUR DE REVE

La nuit était féconde,

Il la percevait en petits fragments noirs,

Desquels il créait ses rêves :

Toiles de chairs,

Paysages obscurs sous une lune cyclope,

Et les bruits s’arrêtèrent,

Et le tout finit par le fixer méchamment.

Mais qu’y avait-il derrière le rideau ?

geg + necronimbus

AMOUR DEFUNTE

Vous m’avez saigné, oh combien,

Tel un vampire, jusqu’au tréfonds,

Depuis ce jour, d’un esprit saint,

M’avez muté en moribond.

Ne vous souvient-il pas l’aurore ?

Tous deux mouillés de nos ébats,

Ces soupirs qui résonnent encore,

Et virevoltent de vous à moi ?

Ce ne fût point je le suppose

Un simulacre imperceptible,

Mais comme à chaque fois, les belles choses,

Naquirent du temps qui les oxyde.

NECRONIMBUS

Post to Twitter

L’ENFANT CRIE !

As-tu mal quand la main vient cracher sa laideur ?

Tes vêtements t’ont quitté tu es nue avant l’heure,

Tu es nue attachée ses doigts tremblent et tu pleurs,

Papa dis-moi pourquoi tu m’as saigné le cœur ?

QUAND L’ENFANT CRIE : TATOUE A VIE !

QUAND L’ENFANT CRIE, OH….

Cette chair est la sienne, ils sont deux à souffrir :

Un homme qui ne l’est plus, une enfant déchirée.

Il martèle dans ton corps et le cri revenir,

Un cri qui sent la mort et les draps tout tachés.

QUAND L’ENFANT CRIE…

C’est finit qu’as-tu fais ? Et le miroir se tait.

Dans la chambre à côté tout le vide d’une mère,

L’enfant crie et l’homme lâche, la prenant sans regrets !

D’une voix rauque et amère :

Dis pardon à ton père…

QUAND L’ENFANT CRIE!!!!….

GEGENE (necronimbus) écrit à 15 ans en 1985 pour gegene et les N*

Post to Twitter

Page 1 sur 212