A propos SimonF

L’idée de ce roman est venue d’une réflexion de « philosophie-fiction » : celle de la morale de la Vie, quand la définition du bien ou du mal ne fait référence à aucune tradition culturelle mais se base uniquement sur un concept simple et universel : « tout ce qui est moral est pour la Vie autant que tout ce qui est pour la vie est moral ». Comment développer cette idée de manière digeste ? Explorer et raconter l’impact de cette morale sur l’individu et plus généralement l’être vivant, sur les sociétés et de manière globale sur la nature elle-même.

« Les enfants des Dauphins », Tome 2 les mystères de la Mer

Les enfants des dauphins

Tome 2: les Mystères de la Mer

Tout a commencé à partir d’une très ancienne civilisation dont on ne retrouve que quelques vestiges.
Yaouline est née dans le monde APGR, après la grande rupture, qui tente de se reconstruire. Elle et ses trente amis vivent au Sablier, une propriété de la cité de l’Isle-en-France, protégée et isolée de la Contrée. La Contrée est la friche où la loi du plus fort est la seule règle et dans laquelle les maires tyranniques des 2000 cités relèguent ceux qui n’ont pas eu la chance de leur plaire.
Seulement les trente ne sont pas exactement comme les autres humains, ils ont quelque chose en plus, qu’ils découvriront dans la quête de leurs racines. Eux seuls pourront redonner l’élan vital à la civilisation en déclin.

L’idée de ce roman est venue d’une réflexion de « philosophie-fiction » : celle de la morale de la Vie, quand la définition du bien ou du mal ne fait référence à aucune tradition culturelle mais se base uniquement sur un concept simple et universel : « tout ce qui est moral est pour la Vie autant que tout ce qui est pour la vie est moral ».
Comment développer cette idée de manière digeste ?
Explorer et raconter l’impact de cette morale sur l’individu et plus généralement l’être vivant, sur les sociétés et de manière globale sur la nature elle-même.

Les enfants des Dauphins:
L’exploration continue avec la génération suivante: les néoDauphins. A la recherche de leurs racines il luttent contre le Temps et les forces contre Nature pour le renouveau de l’Humanité.

URL : Yaouline, souffle d’espoir

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« Yaouline, souffle d’espoir », Tome 1: les secrets de la Terre

 

Roman d’anticipation

Titre : « Yaouline, souffle d’espoir »
tome 1 : les secrets de la Terre

Auteur : Simon Falconoras

Tout a commencé à partir d’une très ancienne civilisation dont on ne retrouve que quelques vestiges.
Yaouline est née dans le monde APGR, après la grande rupture, qui tente de se reconstruire. Elle et ses trente amis vivent au Sablier, une propriété de la cité de l’Isle-en-France, protégée et isolée de la Contrée. La Contrée est la friche où la loi du plus fort est la seule règle et dans laquelle les maires tyranniques des 2000 cités relèguent ceux qui n’ont pas eu la chance de leur plaire.
Seulement les trente ne sont pas exactement comme les autres humains, ils ont quelque chose en plus, qu’ils découvriront dans la quête de leurs racines. Eux seuls pourront redonner l’élan vital à la civilisation en déclin

Site : www.falconoras.fr
Nombre de pages : 378 (dont 24 illustrations et documentation en annexe)

Suite :
« Les enfants de Dauphins »,
tome 2 : les mystères de la Mer (à paraître en 2011)

« Le livre de Simon »,
tomes 3 et 4 : les voies du Ciel (Simon l’ancien et Simon le jeune : en cours)

Email : simon.falconoras@gmail.com

Extrait :

Tout ce qui est pour la vie est moral, autant que tout ce qui est moral est pour la vie !

Le passé est la collection immatérielle des événements de l’Histoire. Il est encadré par l’émergence et par le présent.

Interstice : Le présent

(socia 15 aria 1997 : la décision)

Le présent est un voile d’une infime épaisseur, une hésitation. Il vibre dans l’imprécision des frontières entre deux rêves, le passé et le futur. Dans cette vibration, ce délai d’une ultime finesse, face à sa connaissance partielle de l’histoire et à la vision limitée qu’il a de l’arbre des possibilités de l’avenir, l’individu exprime son libre arbitre.

Le futur est l’ensemble immatériel des événements possibles. Il est encadré et borné par le présent et par la fin.


Le soleil
Quand nous allumâmes nos sphères de lumière, la cité éclairée s’illumina dans toute sa splendeur. Le soubassement d’un bâtiment, sans doute les restes d’une tour, marquait le centre de l’Agora. Hyppolite était monté au sommet de cette petite butte et nous appelait en faisant de grands signes. Je m’empressai, accompagnée de Leila et deux autres compagnons, d’escalader le monticule pour voir ce qu’il voulait nous montrer. Nous aperçûmes, à l’endroit précis qu’il pointait du doigt, la partie brillante et lisse de la coque d’une sphère noire. Le peu qui dépassait de l’amoncellement de débris laissait supposer qu’elle était d’une taille imposante.
Nous nous mîmes à dégager la sphère en écartant avec précaution les débris qui la recouvraient. Après une bonne demi-heure de travail acharné, elle émergea. Nous reculâmes pour l’admirer. Elle était vraiment très grande : plus de deux mètres de diamètre, alors que les sphères communes ne faisaient que quelques dizaines de centimètres.
Leila fit signe à un compagnon d’aller chercher deux kits de réactivation. Elle nous fit reculer et attendit que tout le monde se fût éloigné pour enclencher la combustion, puis nous rejoignit. La grosse sphère se comporta comme les autres et s’alluma, suivant le processus que nous ne nous lassions pas d’admirer.
La cité était maintenant illuminée, et les sphères que nous avions activées un peu partout semblaient pâles et éteintes à côté de ce lumineux soleil. Cependant, tout ne se passa pas comme d’habitude : après quelques heures, la grosse sphère s’éteignit petit à petit. Nous étions un peu déçus : cette sphère, qui avait brûlé d’une lumière si intense, allait bientôt retomber à nos pieds après son magnifique mais si bref feu d’artifice !
Toute excitée par ce nous avions découvert, je me réveillai au cours de la nuit. Ne parvenant pas à me rendormir, je me levai dans le campement silencieux. Je jetai un coup d’œil en direction de la grosse sphère lumineuse : elle s’était éteinte. Seuls les foyers d’étincelles la maintenaient toujours en altitude au-dessus de l’Agora.
Je m’avançai vers le port aux dauphins et m’assis, rêveuse, sur une sorte de jetée, face au grand lac. Je me remémorai les événements que j’avais vécus depuis le départ de notre expédition en regardant les petites sphères lumineuses qui s’égrenaient tout au long de la côte jusque dans le lointain.
Soudainement, j’eus l’impression d’être observée. Cette sensation était suscitée par des murmures de pensées : elles n’avaient aucun sens et je ne les comprenais pas, mais je les captais distinctement depuis que j’en avais pris conscience. Elles s’apparentaient à des chuchotements, ou à des babillages enfantins. Cela chantait dans ma tête comme une petite musique douce.
Je fouillai le lac des yeux, et finis par entrevoir, juste à mes pieds, deux grosses têtes blanches, immobiles à la surface de l’eau et qui, bien que privées d’yeux, semblaient m’observer. Les deux dauphins s’étaient approchés en glissant dans un silence parfait, et me scrutaient sans doute depuis un certain temps. À mon tour, je les examinai en leur envoyant des pensées pleines de bienveillance. Ils ne bougèrent pas, mais j’eus l’impression que l’expression de leur visage avait changé. Simultanément, les babillages que je captais s’arrêtèrent. Nous nous observâmes longuement, avec une curiosité réciproque. Puis, comme ils étaient apparus, ils disparurent. Leur tête s’enfonça doucement sous la surface du lac, sans qu’aucune ride sur l’eau ne trahît ce mouvement. Quelques minutes plus tard ils n’étaient toujours pas revenus, et je me levai pour retourner me coucher. Cette rencontre m’avait apaisée. Quelle étrange expérience…
Je fus réveillé par le brouhaha du camp. Après la rêverie de cette nuit, je m’étais rendormie profondément, et je compris que mes compagnons s’étaient levés depuis un certain temps déjà. Je sortis de la tente en me frottant les yeux. Leila, qui passait à proximité, me sourit, amusée. Au-dessus de notre tête, brillant comme la veille, le soleil s’était rallumé.
J’interrogeai Leila du regard et elle me répondit en hochant la tête :
— Non ! Non ! Ce n’est pas nous ! Elle s’est rallumée toute seule ! Nous n’y sommes pour rien.
Le soleil portait bien son nom : il s’allumait et s’éteignait au rythme de la journée. L’ancienne civilisation avait trouvé un moyen de simuler un ensoleillement naturel. Nous allions de surprise en surprise, et c’était toujours plus merveilleux de raffinement et de beauté. Le peuple de l’ancienne civilisation était décidément un peuple de poètes. Plus je le découvrais, plus il m’attirait.

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