
Ça faisait des mois qu’il préparait ce weekend à Lisbonne. Avec quatre amis, ils avaient réussi à convaincre leurs parents qu’ils étaient assez grand et mature pour voyager seuls. Du haut de leurs 16 ans, ils avaient réuni leurs économies et ils volaient vers le Portugal. Arrivé à l’aéroport, il ne faisait pas si chaud mais ils furent tout de suite dépaysés, ce n’était pas Paris, ses grands boulevards ses grands immeubles. Ici, tout avait taille humaine et le Taj était majestueux.
Ils se perdirent dans les rues de l’Alfama , connurent des déboires et des grands éclats de rire, des filles dans le Bairro Alto. Dans 10 ans, tout ça leur paraitrait banale, ils auront fait le tour du monde ; mais ils avaient seize ans et cette liberté les submergait.
L’appartement que la mère d’un d’entre eux avait loué, se trouvait en haut de l’une des 7 collines de Lisbonne et ils avaient une vue imprenable sur la ville. Il n’y a que la morue qui avait peut-être laissé un souvenir désagréable, mais impérissable dans la mémoire de certains d’entre eux.





