Lisbonne

Ça faisait des mois qu’il préparait ce weekend à Lisbonne. Avec quatre amis, ils avaient réussi à convaincre leurs parents qu’ils étaient assez grand et mature pour voyager seuls. Du haut de leurs 16 ans, ils avaient réuni leurs économies et ils volaient vers le Portugal. Arrivé à l’aéroport, il ne faisait pas si chaud mais ils furent tout de suite dépaysés, ce n’était pas Paris, ses grands boulevards ses grands immeubles. Ici, tout avait taille humaine et le Taj était majestueux.
Ils se perdirent dans les rues de l’Alfama , connurent des déboires et des grands éclats de rire, des filles dans le Bairro Alto. Dans 10 ans, tout ça leur paraitrait banale, ils auront fait le tour du monde ; mais ils avaient seize ans et cette liberté les submergait.

L’appartement que la mère d’un d’entre eux avait loué, se trouvait en haut de l’une des 7 collines de Lisbonne et ils avaient une vue imprenable sur la ville. Il n’y a que la morue qui avait peut-être laissé un souvenir désagréable, mais impérissable dans la mémoire de certains d’entre eux.

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Histoire d’or

Elle passa les portes du palais. Elle avait peur , elle était si jeune et tout avait été si vite. Il n’y avait que quelque jours entre l’annonce de son mariage avec le roi et la cérémonie.
Elle avait beaucoup pleuré le jour où son père lui avait annoncé qu’elle avait était choisit parmi toutes les jeunes filles pour devenir l’épouse de l’homme le plus puissant de la region. Ses pleurs avait étonné tout le monde.
 « Tu n’es pas contente ma fille , t’as vie sera désormais calme et sereine; tu n’auras plus à te soucier de rien. Jusqu’à ta mort il te couvrira de bijoux .Ton attitude et bien ingrate. Quoiqu’il en soit dans une semaine tu seras sa femme et plus tard tu nous remercieras. »

Elle n’avait jamais voulu d’un prince ou d’un roi. Elle aimait la vie simple et tranquille que lui offraient ses parents dans leur petite maison, dans cette campagne où elle était si proche de la nature et des gens. Elle savait que désormais elle devrait sans cesse se contraindre à un protocole étouffant. Mais elle n’avait pas le choix et elle acceptait.

Marchant dans l’allée d’un pas lent et résigné, gênée par les regards des centaines d’invités, elle voulait partir, courir sans se retourner. Elle arriva à l’autel et pour la première fois découvrit le visage de son future époux .Quelle ne fut pas ça surprise lorsqu’elle s’aperçut que celui qui se faisait passé pour un simple garçon de ferme et qu’elle aimait en secret, cherchait une femme désespérément et était tombé amoureux d’elle dès les premiers instants. Elle sourit. Et si elle voulait pleurer maintenant, c’était de joie. Il lui glissa discrètement «  vous êtes mon soleil et mon or , c’est pour ça que je vous ai choisit. » Et elle lui dit oui.

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Si bien chez soi

Après trois mois d’un périple magnifique en Amérique du sud , j’étais extenuée . Je n’avais pas réussi à dormir dans l’avion, ma voisine m’avait choisit comme spectatrice de son voyage et m’avait imposé de visionner l’ensemble de sa carte mémoire qui contenait pas moins de …. 2000 photos. Arrivé à Paris, j’ai du réapprendre à me familiariser avec la mauvaise humeur de mes concitoyens et les bousculades dans le métro. Alors une fois que j’ai ouvert la porte de mon appartement et que j’ai vu que rien n’avait bougé, un sentiment très fort m’a envahit je me suis senti chez moi.

Ca peut paraitre bizarre mais entre le travail, les sorties, les week end, je n’y faisait généralement pas attention .
Mais tellement fatiguée, tellement dépaysée , j’ai compris l’importance d’avoir sa maison et son ameublement.

Tout me plaisait. La décoration que j’avais mis trois ans à terminer, la porte de ma chambre montée à l’envers, le vis-à vis avec ma commère de voisine. J’ai laissé tomber mon sac dans l’entrée et telle une héroine de film qui se jette au bras de son amant, sur le quai d’une gare désertée, je me suis jetée dans mon canapé et j’ai admiré mon chez moi. Après 10 bonnes minutes, j’ai été discuté avec ma nouvelle amie à la fenêtre d‘en face et elle m’a raconté, un part un part un, tous les évènements que j’avais manqué  pendant ces trois mois. À mon grand étonnement je l’ai écouté.
Puis commençant à sentir la fatigue me gagner, je me suis excusée, je suis rentrée dans ma chambre et je me suis glissé amoureusement dans mon lit pour une merveilleuse et inégalable nuit de 12 heures.

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Ode à la byciclette

Tes roues tournent sans arrêt
Je cherche encore a t’étonner
Tel Pantani je grimpe
Et toi tu ne me laisses jamais me reposer.

Velo de course
C’est ca que tu es
Et je ne cesse de t’admirer.

Tu as pour toi
Une esthétique affûtée
Et tous les passants te regardent
Tu représente la liberté.

A tes cotés la solitude
Elle n’existe jamais
Tous ses paysages, tu me laisses le temps de les admirer.

Ils t’ont dédié de grands tournois
Le Tour de France, c’est bien pour toi
En Espagne ou en Italie
Tu leur donne a tous envie.

Envie d’avancer sans se presser
De prendre le temps de regarder
De petit village ou des rues bondées
De grandes montagnes ou des plaines désertés.

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Une femme coquette

Une femme coquette


Cela faisait trois heures qu’elle arpentait tous les magasins à la recherche de la paire d’ escarpins qui ferait d’elle la reine de la soirée. Quand on fait 1 mètre 52, rien de telle que des talons de 10 centimètres pour se donner de la prestance.
Pour une fraction de seconde, son cœur s’arrête. Elle a trouvé. Rouge en écaille, couleur parfaite pour la petite robe de cocktail noir dénichée aux soldes.

Un seul problème leur prix. Bah! Dans trois mois elles seront payées se dit-elle. Les cartes de crédits n’existent pas pour rien, elle a bien le droit d’en profiter. Et telle une bourgeoise du bonheur des dames, elle s’offre les escarpins. Seul petit bémol, sa taille n’existe plus. Mais elle n’en a que faire. Plus c’est petit , plus c’est jolie.

Oui mais voila l’heure H est arrivée. D’abord elle est à l’aise , tout le monde la complimente et puis une heure passe et elle commence à sentir le cuir mordre l’arrière de ses pieds. Elle s’appuie contre le mur, mais rien n’y fait. Elle s’ assoie, c’est déjà mieux. Mais maintenant c’est ses orteils qui crient douleur. Elle retire alors ses précieux talons.
L’homme de ses rêves l’invite a danser. Elle tente de se chausser ; impossible. Elle doit abdiquer et l’homme tant aimé part avec une paire de ballerine usée .

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Partir

Il était partit sans se retourner. Elle l’avait supplié, il n’avait rien voulu savoir. Après 3 ans de relation, une année de vie en commun, elle se retrouvait encore seule, dans un appartement à moitié vide et chargé de souvenir. Cette situation elle ne l’a connaissait que trop bien. Il lui faudrait trois semaines pour accepter d’aller boire un verre avec ses copines, quatre pour les laisser éplucher leur répertoire et y dénicher les soirees de célibataires. Sept pour accepter les premiers rendez-vous et au moins dix mois pour tirer un trait sur le passé . Sa mère lui proposera tous les fils de ses amies, des vieux garçons encore accrochés au cordon ombilical de leur maman. Elle lui dressera la liste de site de rencontre.
Cette réflexion la déprimait d’avance. Et puis tout d’un coup elle se dit que lui , il partait avec une autre fille, qu’il l’avait déjà oublié, et qu’il s’amusait. Que tous ces garçons qui lui avait brisé le cœur se souciait guère de sa situation. Et que la meilleure solution serait de faire pareil ; comprendre que son bonheur ne pouvait se limiter à la recherche de l’homme idéal et que sa vie lui appartenait. Résolu à en finir avec se passé pitoyable, elle se rappela d’une tribu de femme au Kenya qui se débrouillait sans homme et vivait en autarcie. Son boulot, elle ne l’aimait pas. Des économies, elle en avait trop .Trois semaines plus tard son avion atterrissait à Nairobi.

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L’avare

Nous avons tous parmi nos amis une personne un peu spéciale, qui ne propose jamais de payer l’addition qui vous rappellent tous les jours que vous lui devez 10 euros et qui manipule ses jetons de poker avec une particulière tendresse. Cet ami, c’est l’ avare, le radin .Toujours à la recherche de bon plan shopping, incapable d’entrer dans un magasin sans négocier, c’est un etre tout a fait particulier.

Le mien s’appelle richard, quand je l’ai rencontré il contestait le prix de son café dans un petit bar rue d’isly. Le patron visiblement habitué au frasque du personnage semblait écouter d’une oreille attendant patiemment que son client se décide à le payer. C’est en sortant péniblement son porte feuille de sa poche que richard m’a prit a partie cherchant visiblement en moi un allié, il me demanda de confirmer que 2 euros 40 était cher payé pour un café brulé.
« Du moment qu’il me réveille » avais-je répondu sans entrain, n’ayant aucune envie de me faire entrainer dans une discussion de comptoir qui pouvait durer sans fin .
Mais apparemment cela n’a pas gêné mon interlocuteur. Tout en comptant soigneusement ses pièces, il me raconta comment il avait réussi à ne pas payer le restaurant lors d’un rendez-vous galant non concluant, en prétendant à la fin du repas devoir passer un appel urgent. Richard avait finalement abandonné la narration de ses divers faits d’arme et il s’est alors révélé être un homme tout à fait intéressant. J’ai alors découvert que l’avare pouvait cacher un homme charmant.

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