« …Un seul objectif, écrire sans plus m’arrêter, un seul risque, ma plume peut y rester. Pas envie de débattre, ni même de faire rimer mes pensées. Je ne veux plus me battre, je veux juste tout retrouver. Flashback d’une année, époque de Noël et tes larmes roulent sur tes joues, physiquement présente ton moral est au plus bas, tu dis même qu’il est mort pour toi. Puis un morceau de musique, « si seulement je pouvais lui manquer » jamais je ne t’avais vu t’écrouler. Toi femme parfaite à qui j’ai cédé ma tête et mon cœur, pourquoi n’atténues-tu pas cette rancœur ?! Jamais je n’ai voulu lui ressembler, pourtant c’est à croire que tous les hommes finissent par flancher. Violent je ne suis pas né, pourtant je le suis devenu. S’en remettre aux mots pour tenter de panser ses maux, regarder dehors et se rendre compte plus rien ne tourne rond, que ce monde n’est pas si beau. Reprise de conscience, pourquoi je pense à ça, pourquoi je pense à toi, pourquoi ce jour-là ?! Peut-être est-ce parce que c’est la seule fois où tu n’as pas pleurée à cause de moi. J’ai passé les trois quarts du temps à te détruire, à tenter de faire rester plutôt que de tout donner pour te faire sourire et te rendre heureuse. Maladroit avec toi j’ai été, je le suis encore et je crèverai sûrement par maladresse. Le cœur est lourd de tous ces regrets, de tous ces remords, tous les jours je pense à toi, je fais juste mine de ne pas être affecté par l’absence du bruit de tes pas. Te revoir me délivrerai surement de ce mal qui s’est infiltré sous ma peau, mais soyons lucides, personne ne veut revoir son bourreau. Reprendre son souffle et continuer malgré la douleur, retrouver le sourire malgré le manque de couleurs. Oublier de souffrir et enfin déployer de nouveaux espoirs pour une nouvelle histoire, s’en remettre au doigté d’une autre femme et faire s’écraser notre vague à l’âme dans le creux de ses charmes, puis se rendre compte qu’elle ne te ressemble pas. Déménager, changer d’appart’ et courir dans la direction opposée de celle que nous nous étions fixés, puis tomber, au creux de la vague mon âme t’appellera sûrement « Ma Femme », mais jamais tu ne répondras, jamais non tu ne me pardonneras et moi je m’apercevrai que je n’ai plus que toi pour oublier que tout va mal. La corde autour du cou, la lame au bout des veines, lors de mon dernier souffle tu entendras, comprendras que je t’aime, mais le recul de l’arme te fera comprendre que je ne suis plus de ce monde. Alors une larme tu laisseras s’échapper de tes yeux et reprendra tes esprits, préférant t’écrouler face à la lune, ayant l’absence pour seule compagnie. Tu te remettras en question, tu diras sûrement que j’ai fait le con, ne comprendras pas mon geste parce que pour toi il suffisait seulement d’en parler, puis tu te souviendras de toutes ces fois où tu n’as pas décrochée. Ecorchée, tu t’en remettras dans les bras d’un autre pour tenter de calmer le flot de tes fautes, mais il n’aura pas mon sourire, perdu dans le creux de tes reins tu t’apercevras qu’il n’a pas mes mains. Alors tu te mettras à pleurer, effrayé il s’arrêtera, te demandera s’il t’a fait mal mais tu répondras que « non », que ça ne vient pas de lui et encore une fois tu attendras la nuit. Tu t’écrouleras sous mon absence et à tes yeux j’apparaitrais comme un héros, tu te demanderas même comment j’ai fait pour tenir tant de temps sans jamais en dire un mot. Dans la brume d’une matinée, tu te réveilleras baignant dans une mare de larmes séchées, tu te rassureras en te disant que ce n’était qu’un cauchemar et par fierté tu n’oseras pas prendre de mes nouvelles. Sur le chemin de ta journée un corbillard te renversera, une famille en larmes, un bouquet de roses blanches qui fanent et un regard qui te fera comprendre que ce qui m’a tué n’est pas le recul de cette arme, mais bien l’absence de ton parfum entre mes mains. Tu réaliseras alors qu’avant ce jour-là j’étais mort déjà. Après quelques souvenirs du passé, la passion se courbera pour mieux te laisser pleurer, alors tu comprendras qu’effectivement l’absence blesse, la solitude n’est pas une amie, l’histoire tu voudras la reprendre mais un cercueil n’a pas de place dans une vie. Oublions les morts et sourions aux vivants, reculons devant l’adversité et laissons les autres rigoler. Jamais plus tu n’auras cette envie de sourire à la vie, jamais plus tu n’aimeras pourtant tu feras des enfants, juste pour ressembler à tes amis et cette mine dans ton cœur te rappellera que tu ne rêvais pas de cette vie. « Un rire d’un enfant dans le corps d’un Dieu » soudain les larmes te montent aux yeux, te nouent la gorge et frappe ton ventre, non tu n’es pas enceinte, juste en train de plier sous la douleur d’avoir foirée ta vie. Ne pouvant pas te résoudre à l’idée que je puisse être parti, tu chercheras mon regard sans jamais l’avouer, persécutera la foule de ton regard pour me retrouver, mais je ne serai pas là car bel et bien envolé. Le corps frigorifié tu plongeras dans les bras de ton mari, fermeras les yeux et t’imagineras que c’est moi, que l’écho de ce cœur qui bat est le mien et tu auras peur d’ouvrir les yeux, peur de faire face à ta misérable vie. Alors tu prieras le ciel pour que mon âme puisse te rejoindre, vivre à tes côtés et t’embrasser une fois la nuit tombée, mais libre je serai alors errant je ne serai pas. À chaque hiver tu fouleras la neige à la recherche de mes pas. Retourneras chez ta mère parce que c’est ici la dernière fois que tu m’as dit que tu ne m’aimais pas et tes larmes sanglante iront embrasser le manteau blanc. Tu t’assoiras là où je me suis assis, tu toucheras du bout des doigts ces branches qui ont supportées mes larmes ce jour-là et lèveras les yeux au ciel. Les larmes ont désormais atteints ton cœur et plus rien ne peut empêcher le venin de couler, tes souvenirs te blessent et quand tu repenses à mon sourire le temps semble s’arrêter. Ouvre les yeux chérie, c’est toi qui ne voulait plus de moi dans ta vie. Les remords te rongent et tu noies mon absence dans tes songes, ni le ciel, ni les étoiles, ni le soleil ne peuvent illuminer tes yeux de la même manière que moi, même pas cet homme qui tu as délaissée pour moi. Dans ta tête notre histoire se répète, tu te prêtes même à sourire à nos éclats de rires, le temps a passé et tu te rends compte que tu n’as rien oubliée, pire, tu te prêtes même à réaliser que ça aurait pu marcher. Difficile de s’apercevoir que cette si belle histoire de famille puisse tourner aussi violemment juste pour un coup de feu, réduit en cendres nos souvenirs n’appartiennent plus qu’à nous deux. Une tablette de médicaments vide et une bouteille dans la main, tu t’apprêtes à suivre mon chemin. Réfléchis, rien ne s’arrête jamais vraiment, ni le vent, ni les sentiments, ni même le temps… »
(…C’est l’histoire d’un homme qui voulait devenir Roi mais qui n’avait plus de Reine, l’histoire d’une histoire qui finit mal. Lorsque les « je t’aime » finissent en « je saigne » rares sont les gens qui en sortent indemnes. Malgré la fierté, la honte, la peur et toutes autres choses, récupérez l’âme d’une personne qui vous aimes et aidez là à reprendre goût à la vie…car un coup de feu est si vite parti…)