« …1 300 Mots Pour Un Coup De Feu… »

« …Un seul objectif, écrire sans plus m’arrêter, un seul risque, ma plume peut y rester. Pas envie de débattre, ni même de faire rimer mes pensées. Je ne veux plus me battre, je veux juste tout retrouver. Flashback d’une année, époque de Noël et tes larmes roulent sur tes joues, physiquement présente ton moral est au plus bas, tu dis même qu’il est mort pour toi. Puis un morceau de musique, « si seulement je pouvais lui manquer » jamais je ne t’avais vu t’écrouler. Toi femme parfaite à qui j’ai cédé ma tête et mon cœur, pourquoi n’atténues-tu pas cette rancœur ?! Jamais je n’ai voulu lui ressembler, pourtant c’est à croire que tous les hommes finissent par flancher. Violent je ne suis pas né, pourtant je le suis devenu. S’en remettre aux mots pour tenter de panser ses maux, regarder dehors et se rendre compte plus rien ne tourne rond, que ce monde n’est pas si beau. Reprise de conscience, pourquoi je pense à ça, pourquoi je pense à toi, pourquoi ce jour-là ?! Peut-être est-ce parce que c’est la seule fois où tu n’as pas pleurée à cause de moi. J’ai passé les trois quarts du temps à te détruire, à tenter de faire rester plutôt que de tout donner pour te faire sourire et te rendre heureuse. Maladroit avec toi j’ai été, je le suis encore et je crèverai sûrement par maladresse. Le cœur est lourd de tous ces regrets, de tous ces remords, tous les jours je pense à toi, je fais juste mine de ne pas être affecté par l’absence du bruit de tes pas. Te revoir me délivrerai surement de ce mal qui s’est infiltré sous ma peau, mais soyons lucides, personne ne veut revoir son bourreau. Reprendre son souffle et continuer malgré la douleur, retrouver le sourire malgré le manque de couleurs. Oublier de souffrir et enfin déployer de nouveaux espoirs pour une nouvelle histoire, s’en remettre au doigté d’une autre femme et faire s’écraser notre vague à l’âme dans le creux de ses charmes, puis se rendre compte qu’elle ne te ressemble pas. Déménager, changer d’appart’ et courir dans la direction opposée de celle que nous nous étions fixés, puis tomber, au creux de la vague mon âme t’appellera sûrement « Ma Femme », mais jamais tu ne répondras, jamais non tu ne me pardonneras et moi je m’apercevrai que je n’ai plus que toi pour oublier que tout va mal. La corde autour du cou, la lame au bout des veines, lors de mon dernier souffle tu entendras, comprendras que je t’aime, mais le recul de l’arme te fera comprendre que je ne suis plus de ce monde. Alors une larme tu laisseras s’échapper de tes yeux et reprendra tes esprits, préférant t’écrouler face à la lune, ayant l’absence pour seule compagnie. Tu te remettras en question, tu diras sûrement que j’ai fait le con, ne comprendras pas mon geste parce que pour toi il suffisait seulement d’en parler, puis tu te souviendras de toutes ces fois où tu n’as pas décrochée. Ecorchée, tu t’en remettras dans les bras d’un autre pour tenter de calmer le flot de tes fautes, mais il n’aura pas mon sourire, perdu dans le creux de tes reins tu t’apercevras qu’il n’a pas mes mains. Alors tu te mettras à pleurer, effrayé il s’arrêtera, te demandera s’il t’a fait mal mais tu répondras que « non », que ça ne vient pas de lui et encore une fois tu attendras la nuit. Tu t’écrouleras sous mon absence et à tes yeux j’apparaitrais comme un héros, tu te demanderas même comment j’ai fait pour tenir tant de temps sans jamais en dire un mot. Dans la brume d’une matinée, tu te réveilleras baignant dans une mare de larmes séchées, tu te rassureras en te disant que ce n’était qu’un cauchemar et par fierté tu n’oseras pas prendre de mes nouvelles. Sur le chemin de ta journée un corbillard te renversera, une famille en larmes, un bouquet de roses blanches qui fanent et un regard qui te fera comprendre que ce qui m’a tué n’est pas le recul de cette arme, mais bien l’absence de ton parfum entre mes mains. Tu réaliseras alors qu’avant ce jour-là j’étais mort déjà. Après quelques souvenirs du passé, la passion se courbera pour mieux te laisser pleurer, alors tu comprendras qu’effectivement l’absence blesse, la solitude n’est pas une amie, l’histoire tu voudras la reprendre mais un cercueil n’a pas de place dans une vie. Oublions les morts et sourions aux vivants, reculons devant l’adversité et laissons les autres rigoler. Jamais plus tu n’auras cette envie de sourire à la vie, jamais plus tu n’aimeras pourtant tu feras des enfants, juste pour ressembler à tes amis et cette mine dans ton cœur te rappellera que tu ne rêvais pas de cette vie. « Un rire d’un enfant dans le corps d’un Dieu » soudain les larmes te montent aux yeux, te nouent la gorge et frappe ton ventre, non tu n’es pas enceinte, juste en train de plier sous la douleur d’avoir foirée ta vie. Ne pouvant pas te résoudre à l’idée que je puisse être parti, tu chercheras mon regard sans jamais l’avouer, persécutera la foule de ton regard pour me retrouver, mais je ne serai pas là car bel et bien envolé. Le corps frigorifié tu plongeras dans les bras de ton mari, fermeras les yeux et t’imagineras que c’est moi, que l’écho de ce cœur qui bat est le mien et tu auras peur d’ouvrir les yeux, peur de faire face à ta misérable vie. Alors tu prieras le ciel pour que mon âme puisse te rejoindre, vivre à tes côtés et t’embrasser une fois la nuit tombée, mais libre je serai alors errant je ne serai pas. À chaque hiver tu fouleras la neige à la recherche de mes pas. Retourneras chez ta mère parce que c’est ici la dernière fois que tu m’as dit que tu ne m’aimais pas et tes larmes sanglante iront embrasser le manteau blanc. Tu t’assoiras là où je me suis assis, tu toucheras du bout des doigts ces branches qui ont supportées mes larmes ce jour-là et lèveras les yeux au ciel. Les larmes ont désormais atteints ton cœur et plus rien ne peut empêcher le venin de couler, tes souvenirs te blessent et quand tu repenses à mon sourire le temps semble s’arrêter. Ouvre les yeux chérie, c’est toi qui ne voulait plus de moi dans ta vie. Les remords te rongent et tu noies mon absence dans tes songes, ni le ciel, ni les étoiles, ni le soleil ne peuvent illuminer tes yeux de la même manière que moi, même pas cet homme qui tu as délaissée pour moi. Dans ta tête notre histoire se répète, tu te prêtes même à sourire à nos éclats de rires, le temps a passé et tu te rends compte que tu n’as rien oubliée, pire, tu te prêtes même à réaliser que ça aurait pu marcher. Difficile de s’apercevoir que cette si belle histoire de famille puisse tourner aussi violemment juste pour un coup de feu, réduit en cendres nos souvenirs n’appartiennent plus qu’à nous deux. Une tablette de médicaments vide et une bouteille dans la main, tu t’apprêtes à suivre mon chemin. Réfléchis, rien ne s’arrête jamais vraiment, ni le vent, ni les sentiments, ni même le temps… »

(…C’est l’histoire d’un homme qui voulait devenir Roi mais qui n’avait plus de Reine, l’histoire d’une histoire qui finit mal. Lorsque les « je t’aime » finissent en « je saigne » rares sont les gens qui en sortent indemnes. Malgré la fierté, la honte, la peur et toutes autres choses, récupérez l’âme d’une personne qui vous aimes et aidez là à reprendre goût à la vie…car un coup de feu est si vite parti…)

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« …Histoire D’un Refrain… »

« …Sous l’influence d’un piano qui conte ses sanglots afin de feindre la peine, je me perds dans la démence d’un fardeau et regarde les oiseaux fendre le ciel. Quand la nuit accroche les étoiles et les dévoile, moi je n’aspire qu’à entrevoir ton sourire en te regardant dormir. Mis à nu par la pluie de notre vécu, que faire lorsque sous la vue de notre corps marqué, la lune se met à pleurer ?! Jeté au cœur d’un amour en fleur, dis-moi qui suis-je pour toi Maître Bonheur ?! Suis-je de ces cons qui te font rire aux éclats parce qu’ils n’espèrent que toi, ou, suis-je de ces êtres que tu respectes bien plus que ton être ?! Perdu dans mon monologue, voilà trois minutes que je n’ai pas regardé cette horloge, celle qui dit qu’elle ne reviendra jamais, celle qui me ment mais que mon cœur ne cesse plus d’écouter. La trotteuse s’est endormie sous une pluie de roses et moi je calme ma folie dans une nuit de proses. Bienvenue dans un souffle glacial où l’histoire court et se répète, bienvenue dans cette spirale qui tourne et tourne dans ma tête. Si la vie avait un cœur elle comprendrait pourquoi le manque ne cesse de me hanter, elle qui court tant après l’amour de l’éternité. Si le manque était une preuve de richesse, sûr que je serais milliardaire, mais puisqu’elle ne l’est pas, je me perds dans la décadence d’un calvaire. Que celui qui n’a jamais rencontré la peine sur son chemin me jette la première pierre et j’en ferai la première marche vers mon Paradis. Je n’ai nul besoin de prouver ma présence parmi ce monde, j’écris donc je suis. Loin de moi l’idée de manquer à cette modestie que je m’efforce de garder, mais je sais ce que je vaux, même avec les yeux percés je saurais reconnaître ce reflet à la surface de l’eau. Aucun de mes éclats de rires à l’avenir ne sera faux, aucun de mes pas ne manquera au rythme de cette mélodie qui glisse sous ma peau. Rien de ce qui tue ce monde ne pourra jamais m’atteindre, pour la simple et bonne raison que ma raison est souvent poussée à la dérision pour donner l’illusion que tout n’est qu’illusions. Perdue entre mes mains elle fait de moi un magicien. Et si je clamais haut et fort que je suis en amour pour les bras d’une femme, cela fera-t-il de moi un autre homme ?! Sûrement pas, je serais tout simplement « moi ». J’ai longtemps protégé mes jambes sans savoir que la vie pouvait aussi vous faucher le cœur, résultat je suis perdu dans l’océan d’un bonheur et le pire dans tout ça, c’est que je ne me suis jamais senti aussi bien que depuis que je suis là. Seigneur si tu pleures, pardonne-moi, protège cet Ange qui dort sûrement dans le creux de tes bras. Le pire est passé, l’histoire ne peut plus se répéter, car je ne suis plus l’auteur mais l’acteur, je suis passé de l’autre côté du bonheur juste pour ne jamais oublier son odeur, sa prestance, sa présence et ces quelques pas de danse qui ont fait tourner mon sang à en perdre le sens de mes sens… »

(…C’est comme un rêve qui devient réalité, comme un jour que l’on n’a tant espéré et qui né enfin, comme une histoire qui font partie de celles qui n’ont pas de fin. Comme une mélodie qui n’a que pour seul sourire, l’histoire d’un refrain…)

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