`

Ce qui me sembla n’être qu’une fin, se révéla être le début

Cela doit faire environ une dizaine de jours que je sondais ma mémoire à la recherche de ce qui me reste de lui. J’avais évidemment conscience que la séparation serait difficile et j’avais pris toutes mes précautions. Du moins, je croyais…

Il était là et moi aussi j’étais là, bien que ma présence et l’importance qu’il m’accorda fut par défaut.  Je n’avais cessé de me demander ce que j’allais bien pouvoir faire avec lui. Resté en terme de bon amis ou tenter une approche un peu plus intime. Je ne savais pas quoi faire, jusque là ; je n’avais jamais eu de relation. La peur m’habitait et m’empêchait d’agir. Pourtant, ce qui me semblait impossible se révéla plus facile et, comment dire, agréable ! Un simple baiser. Je vous vois déjà esquisser un petit sourire. Ce n’est pas drôle, non vraiment pas, d’ailleurs je connais votre réponse :  » T’en fais pas, chacun va à son rythme.  » Bien que cela se révèle parfois rassurant. Seulement, qui désire être encore pucelle d’un simple baiser à l’âge de 30 ans. J’étais bien décidé à provoquer ce baiser et ne pas encore patienter pendant au moins 24 ans !

Évidemment que je l’ai fait, j’avais un telle conviction que rien n’aurait pu m’empêcher de le faire. De plus, le cobaye n’était vraiment pas repoussant au contraire ! Il avait tout de ces beaux garçons que l’ont voit à la télé, avec son sourire d’ange. Ah ce sourire…. Si vous l’aviez vu. Il était tellement déstabilisant qu’il pouvait tout obtenir de moi. Malheureusement, je crois m’y être pris bien trop tard. Les aveux une fois révélés, il nous restait seulement une journée à vivre à deux. Je ne savais pas de quoi le lendemain serait fait et j’avais passé la nuit à me torturer dans le lit. Couchée 1h ; réveillée 4h. C’est pour dire, qu’elle nuit j’avais pu passer. La journée et la soirée suivante se passa normalement, nous vivions notre histoire comme si nous avions un temps fou devant nous.

Je regrette, avec beaucoup de recul. Pourquoi ne pas être passé à l’acte avant ? C’est idiot, mais comme ça. Si vous voulez savoir comment c’est finie cette histoire, en quelques mots, cela ressemble à peu près à ça : Il n’y a rien eu d’intensément sexuel, juste du tatement par ci, par là. Mais ce qui m’écorcha le plus fut de prendre une douche le lendemain. J’avais vécue une nuit entière, avec les doux souvenirs de ses mains qui se baladait encore et encore sur mon corps. Mais en prenant ma douche, j’eus l’impression que l’eau effaçait toute trace de son passage.

Son passage…. Bien trop rapide. Et son souvenir me tortura encore pendant une dizaine de jours. Le retour à la réalité. Le retour dans un lieu où personne ne vous désire. Voilà la fin d’un rêve. La fin de mon rêve. Pourtant, je sais que derrière il y aura le début d’un autre.

Post to Twitter

Laisser un commentaire