L’univers, le monde
est établi, dit-on, depuis toujours
il répand sa dentelle en rubans infinis
miroir en négatif et brillant de poussières
ou viennent, agonisants sublimes, se rompre des soleils
Projection de l’éclat, dispersion de matière
subtile couvaison au creuset des étoiles
d’un hélium faisant l’or sacré des renaissances
Esprit, esprit, ici est le vertige, le gouffre de l’en-haut
supérieur aux ivresses ourdies en nos ébats
voulant par l’étincelle agitée dans un spasme
se donner l’agrément d’un sommet flamboyant
révéler son orgueil au front de ceux qui penchent
en pleurs, entraînés sans répit par le piège tendu
offrant joli clinquant d’une engageante main
sa dextre dans le dos prête à lancer le rets
Lumière sera faite au futur accompli
à l’ultime vision plongée vers les grands vides
ceux par lesquels rien n’est encore advenu
qui portent en leur état la création du reste
Le secret est diffus et nos yeux immatures
regardent l’inutile en points montrant l’échec.
Yokshares, février 2011