Deux ombres traînent,
S’allongeant sur la grève,
Ombres de deux pantins
Qui se cherchent âprement
Le jour de la Saint-Valentin.
Deux esprits qui veulent se confondre
Et pénétrer l’autre de leur fraîcheur
Mais l’aube de demain
Verra-t-elle le même acharnement
Que celle de la Saint-Valentin.
Deux âmes qui pleurent
Leur trop lourde solitude
Et crèvent de chagrin
En piétinant le sable d’une dune
Un jour de Saint-Valentin.
Deux gosses qui rêvent
D’unir leurs cœurs
Le jour de la Saint-Valentin.
Parution :
Le Journal du Pas-de-Calais et de la Somme
Boulogne-sur-Mer
Février 1965
Tudieu, où est ce temps
d’il y a longtemps ?
Il est encore là de temps en temps
à vrai dire trop peu souvent
quand le sable s’enfonce sous le pas
de ces deux ombres
qui main dans la main
arpentent la grève
en se disant que le temps
ne les aura pas !