Il y eut le néant, puis le Verbe…
Et le monde fut créé.
Les choses furent nommées
Et elles existèrent.
Et le monde fut créé.
Les choses furent nommées
Et elles existèrent.
Il y a la souffrance, il y a l’indicible…
Et puis la parole pour tout exprimer,
Car l’inexprimable, pour être entendu,
A besoin de mots pour pouvoir se dire
Et c’est en nommant le mal invisible,
Prisonnier des limbes de notre inconscient,
Qu’il peut prendre forme et se révéler
Car ce mal profond, sans voix et sans nom,
Sous l’action des mots comme d’une magie
Enfin naît au monde et peut exister,
Et parce qu’il existe, il peut donc mourir,
Car ne peut mourir ce qui n’est pas né,
Car ne peut mourir ce qui n’est pas dit.
Il y eut le néant, puis le Verbe…
Et le monde fut créé.
Les choses furent nommées
Et elles disparurent…
GGS – Extrait du recueil « Extrêmes limites » – 2007