Les Tomates

 

Quand je vois sur tes joues, le rouge se montrer
Comme un pavot planté au cœur d’un champ de blé
La fièvre te surprend et tu vacilles un peu
Devinant ton visage, doucement prendre feu.

Quand je sens dans mes veines ourdir un rodéo,
Le sang ne fait qu’un tour et me monte au cerveau,
J’assaille de questions ma tête embarrassée,
Et mon cœur vermillion en est presque oppressé.

Tes regards et les miens s’enfuient vers l’infini
Nos sourires mutins s’empourprent de non-dits
Et nos rires écarlates éclatent à l’unisson
D’une valse béate, sans aucune raison.

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