04 Aout 2010
« Il pleut doucement ce jour là. Il n’y a aucun bruit, aucun vacarme. Et alors que je te regarde pour la dernière fois, ces petites gouttes d’eau accompagnent mes larmes. Je ne pleure plus de tristesse car je sais que désormais tu a trouvé la sagesse. Je ne pleure pas de rage car je sais que ça ne sert à rien, et qu’ il faut tourner la page. Je ne pleure pas de désespoir car je sais que ce n’est pas comme ça que tu aurais aimé me voir. Je ne pleure pas de détresse mais plutôt de tendresse… là, sous cette fine pluie, coulent mes larmes de nostalgie…
Et où que j’aille, quoi que je fasse, tu seras là, n’est-ce-pas? Oui, tu seras près de moi, je le sais… j’en suis persuadée !
Tu me manques déjà… Repose en paix »
Tremblant légèrement, elle retourne s’assoir au premier rang et garde la tête baissée pour écouter la suite de l’hommage rendu. Puis l’Eglise se vide doucement et le cortège se dirige vers le crématorium. Elle se dit qu’aujourd’hui, le temps est lourd, orageux, comme si l’été partageait son deuil.
Quelques jours après l’incinération, ils se retrouvent tous chez un notaire, dans un bureau glacial, assis sur des sièges inconfortables.
Après la lecture de nombreux articles, l’homme lui remet à elle et à elle seule une enveloppe blanche, simple, sur laquelle elle reconnait bien l’écriture : « Pour Léa – Confidentiel »
Ce n’est qu’en rentrant le soir, qu’elle ouvre l’enveloppe et lit la lettre.
Nous sommes le 06 Aout, il est 19h07 et en 2 pages, toute sa vie vient de basculer.