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Aménité

Dans le lointain
Du petit chemin
Une belle dame, amoureusement
Promenait son enfant
Et, c’était bien souvent
Que ce coquin la palpait
Je l’enviais imaginairement
Quand elle baisait son petit robinet
Ô douceur
De la caresse
Ô belle sueur
D’une sans égale paresse
Hélas, l’adolescence
N’est plus l’enfance
Et, c’est d’une belle larme
Que l’on quitte ce charme

Patrice Faubert ( 1972 ) pouète , puète , peuète , paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur  » hiway. fr « 

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Paraphysique de la collaboration

En temps de paix
En temps de guerre
Et ce sont des faits
Comme d’habitude, cela va déplaire
Il faut toujours collaborer
Pour boire, pour manger
Sinon, ce serait comme se suicider
Et donc, à tout, refuser de participer
Certes
Il y a le relatif et l’absolu
Mais la vérité met tout à nu
Ainsi
Dans les années 1940, en pleine guerre
Il y eut la collaboration artistique
Il y eut la collaboration économique
Le chanteur, l’acteur, l’ouvrier, le patron, le savoir-faire
Ce fut le mur de l’Atlantique
Le cabaret, le commerce, tristesse mélancolique
Il fallut d’abord collaborer
Avant de s’organiser et de résister
Fausse collaboration
Et vraie résistance
Parfois
Fausse résistance
Et vraie collaboration
Le plus souvent
Comme aujourd’hui
Nous sommes contre le capital
Mais nous en profitons, c’est banal
Le pauvre achète le moins cher
Ce qui provient de l’exploitation
De l’au-delà des frontières
Peut-être un chinois avant son exécution
Le riche peut acheter plus cher
De son propre pays, plus équitablement
Et avec moins d’exploitation, paradoxalement
Plus facile d’y voir clair
Ainsi
Yohann Diniz, 36 ans, frénétique marcheur
3h 32mn 33s, au 50 km marche
Record du monde, il va vite le facteur
Il trace la route à coups de hache
Un champion qui lit Bakounine
Surprenant, car le monde du sport baratine
Mais c’est toujours la marche du capital
Qui semble par-delà le bien et le mal
Même si tout à une explication
Dans la rébellion comme dans la soumission
Parfois les mots sont novices
Souvent les mots sont complices
Comme le mot frigide
Moins le f, cela devient rigide
Frigidité, rigidité, le sexe fermé
Mais il faut se méfier des généralités
Car ainsi, tout impuissant, serait un méchant
La physiologie se joue des clichés, du tout-venant !
Et être vraiment indépendant
C’est d’être de nulle part, évidemment
Ce qui n’appartient à rien, jamais ne ment
Mais nous appartenons toujours à quelque chose
Et pour ce quelque chose, nous prenons la pose
Une famille, une idéologie, un parti, un sport, une religion
Un groupe, une tribu, une association, une passion, une organisation
Bref, à une corporation, encore de la collaboration
Car avec tout cela
Forcément, de près ou de loin, nous collaborons
Et c’est reparti pour un tour
En plus léger ou en plus lourd
Dans la vie de tous les jours !
Nous fréquentons des gens de tous bords politiques
Sans que nous trouvions cela dramatique
Dans notre famille, au travail, dans le couple
Et un peu partout, tout le monde est souple
N’est-ce pas encore une forme de collaboration ?
Si l’on va jusqu’au bout de la généralisation !
L’ouvrier qui fabrique des armes
Et qui aux mères fait verser des larmes
Toute consommation qui entretient la machine
En Europe, aux Amériques, ou en Chine
Et si le monde est finalement devenu nazi
Nous y collaborons en petite ou grande partie
Dès que nous achetons, dès que nous vendons
Dès que nous y participons, nous y collaborons !
Nous ne pouvons vraiment apprécier
Que ce que nous avons su ou pu pratiquer
Un sport, une recherche, un mariage, un divorce
Une maladie, un accident, une fracture, une entorse
L’auto-stop, toutes les choses de la vie
Seulement là, nous savons ce que cela signifie
Car très vite l’on s’identifie
Dans le travail, la douleur, l’entraînement, l’attente, que cela implique !
Et alors cela fait taire nos critiques
Car le mot souffrance n’est pas la souffrance
Ou autre chose, c’est l’évidence
Donc
Nous sommes contre le capitalisme
Qui est à la source de beaucoup de cata clysmes
Mais
Nous payons nos loyers
Sinon nous sommes expulsés
Mais
Nous payons notre gaz, notre électricité
Pour pouvoir se chauffer et pour pouvoir manger
D’une façon l’autre
Nonobstant, vous le savez, je n’en suis pas l’apôtre
Cependant
Au système que nous abhorrons
Comme tout le monde, nous y collaborons !
Mais nous l’ignorons
Car tous les êtres humains sans exception
Sont surtout bourrés de prétention
Alors que par exemple, c’est ahurissant
Dans notre corps, tout naît et tout meurt
Cette apoptose qui de l’or, vaut son pesant
Ô étrange phénomène tueur
Cent milliards de cellules perdues chaque jour
Et le même renouvellement de secours !
Pas le moindre gramme de liberté
Tant pour le dominant que pour le dominé
Le capital est notre souteneur
Nous sommes ses péripatéticiennes, toujours en chaleur
Quoi que nous fassions
Inévitablement, nous l’entretenons
En chômage, en prison, à l’hôpital, ou en dopage
A la retraite, à l’école, au travail, et même en braquage
A toute révolution, le capital est un épouvantail
Il peut s’adapter à tous les rails !
Et puis
Des petits Poutine partout
Des petits Hollande partout
Des petits Obama partout
Des petits Le Pen partout
Des petits ceci ou cela partout
Prêts pour la relève réactionnaire
On les élève sous des serres
Ce sont les plantations
Les usines de la collaboration
De toutes époques, de tous temps
De la collaboration c’est le renouvellement
A tous les régimes, à toutes les tyrannies
Et donc, à toutes les religions, à toutes les idéologies
Tous les mots
Font la circulation de la collaboration
Ils en sont la totale incarnation
Chaque époque, chaque tyrannie, avec son sceau
La collaboration au capital
Est le capital de la collaboration
Avec son extrême gauche, sa gauche
Son extrême droite, sa droite
La pensée séparée, la pensée étroite
Ou même la plus belle femme est moche !
Tout mot doit être désinfecté
Car, par la collaboration, il a été employé
Toute prison est une collaboration
Toute collaboration est une prison
Toutes les propriétés privées en sont les fondations !
Donc
Cela n’est pas seulement
La collaboration, comme avec les nazis, c’est évident
Ou autre tyrannie, ne pas le comprendre, c’est navrant
Mais avec tout ce qui fait le monde
Mais avec tout ce que fait le monde
La collaboration est toujours du même temps
Hier, aujourd’hui, demain, cela existe simultanément !

Patrice Faubert ( 2014) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur  » hiway.fr  »

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Le secret de longévité, humour paraphysique

Prenez de la poudre magique
Des aspartates de magnésium
Des aspartates de potassium
Prenez de la poudre basique
De la vitamine C et E
Prenez de la poudre tragique
Du GHB et du sélénium
Dans le mélange, ne rien dissoudre
Ce n’est pas une potion
Ce n’est pas une motion
Ce n’est pas la pierre philosophale
Mais tout de même pas mal
L’antioxydant limite le poids des ans
Cherchez, cherchez, pour la dose du temps
Prenez de la poudre magique
Prenez de la poudre basique
Prenez de la poudre tragique
Mais lorsqu’on est vieux
L’on voit bien mieux
Que les plus jeunes que soi
Sont vraiment très jeunes
Font vraiment très jeunes
Et cela sonne, cela sonne
L’on voudrait bien les manger
A la broche ou à l’étouffée
Comme une victuaille fraîche
Sur le marché, à la criée
Un kilo de vieux, cinq euros
Un kilo de jeune, vingt euros
Prenez de la poudre magique
Prenez de la poudre basique
GHB, vitamine C et E
Aspartates de magnésium et de potassium
Et le frangin sélénium
Prenez de la poudre tragique
L’antioxydant limite la charge des ans
Cherchez, cherchez, pour la dose du temps

Patrice Faubert ( 2011 ) puète, pouète, peuète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur  » hiway.fr « 

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Paraphysique du conformisme

 » Rien ne fait mieux saisir le potentiel d’immortalité qui est au coeur des cellules souches que d’en étudier les manifestations les plus spectaculaires chez les êtres, qui, comme l’hydre ou la planaire, sont capables de s’autorégénérer indéfiniment.  »

Nicole Le Douarin, née en 1930, ( Les cellules souches, porteuses d’immortalité aux éditions Odile Jacob )

Ainsi que les salamandres et les tritons
C’est le conformisme de la régénération
Comme le conformisme des idées
Car c’est se conformer à des idées
Le conformisme des religions
Car c’est se conformer à des religions
Le conformisme des idéologies
Car c’est se conformer à des idéologies
Le conformisme des croyances
Car c’est se conformer à des croyances
Le conformisme de tout militantisme
Car c’est se conformer au militantisme
Le conformisme des vêtements
Qui est propre à chaque temps
Tout conformisme est une dictature
Qui est une loi, qui est comme une écriture
Nous nous conformons
A l’époque dans laquelle nous vivons
De gré ou de force
Elle impose les lois de son écorce
Et comment faire autrement ?
Puisque chaque temps est un conditionnement
Nos pensées, nos idées, nos actions
De tous les conformismes sont l’incarnation
Tout le monde est ainsi parfaitement conforme
Et de ce fait, tout à fait, dans la norme
Chaque époque à son langage
Dont l’on connaît les rouages
La façon de se vêtir
La façon de s’alimenter
La façon de mentir
La façon de dire la vérité
Et ce sont toujours les bourgeoisies
Qui impulsent les diverses modes
Et qui sont toujours des codes
Pour uniformiser toutes les vies
Modes qui semblent différentes
Mais à la même aliénation latente
Où des riches s’habillent en pauvres
Où des pauvres s’habillent en riches
Un phénomène assez récent
Il faut gommer les classes sociales, c’est évident
Mais le conformisme est unitaire
Et il est toujours réactionnaire !
Avec les cellules souches
Autre conformisme, autre couche
Tout pourra se faire sur mesure
Plus aucune humanité, des regards durs
Car toute technologie finit dans la démesure
Donc
Nous nous conformons
A des idées, à des croyances
A ceci, à cela, à la finance
A la technologie, à la science
Et comme tout le reste
Toute idée devient conformiste, c’est bête
Je suis conformiste
Tu es conformiste
Il est conformiste
Je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles
Conformistes sont toutes nos ailes
Ne plus avoir aucune idée
Ne plus se faire aucune idée
De qui que ce soit
De quoi que ce soit
Ou alors, il faut l’expérimenter
Ne plus avoir aucun conformisme
C’est donc le contraire du capitalisme
Avec le conformisme stalinien
Et pas seulement Staline
Avec le conformisme républicain
Et pas seulement Chirac
Avec le conformisme gauchiste
Et pas seulement Che Guevara
Avec le conformisme fasciste
Et pas seulement Mussolini
Avec le conformisme démocrate
Et pas seulement Obama
Avec le conformisme nazi
Et pas seulement Hitler
Celui de la psychanalyse
Tous les conformismes sont des bêtises
Avec leurs journaux
Avec leurs théoriciens
Et tout ce qui va avec, ce qui fait bien
Des conformismes, nous sommes les gigolos
Comme pour le capital
Rien ne peut lui faire mal
Sauf l’anarchie
Qui de tous les conformismes fait fi
Elle fait peur, elle est la vie
Même les anarchistes n’en font pas partie
Car il y a un conformisme institutionnel
Aussi dans l’anarchisme officiel
Celui qui peut prendre feu ( 1912-1992 ) John Cage pour un anarchiste
Comme au CIRA, alors qu’il n’était qu’un délirant bouddhiste !
Et chaque conformisme
Entretient tous les conformismes
Ou alors
Il faut une totale rupture
Et pas au fur et à mesure
Avec tout ce que nous croyons
Avec tout ce que nous pensons
Toutes nos engrammations et toutes nos programmations
Le capital
Ne peut fonctionner
Qu’avec des gens qui ne s’aiment pas
Qu’avec des gens qui ne se supportent pas
Le capital
Est une accumulation
De tous les conformismes
Et chaque conformisme
Qui le renforce, est un fascisme
Avec son propre particularisme
Nous y participons tous et toutes
C’est une seule et même déroute
Le seul véritable truisme !
Nous sommes le capital
Nous sommes le conformisme
Ce sont les poupées russes
Qui régénèrent les flux et les reflux
Elles sont comme des cellules souches
Expertes dans l’art du bouche à bouche
Conformisme de l’idéologie
L’idéologie du conformisme
Conformisme de la religion
Religion du conformisme
Ce ne sont que des traditions
Avec la soumission pour seule option
Le conformisme
Se nourrit de tout conformisme
De l’ouvrier, du bourgeois, du commerçant
Du sportif, de l’artiste, du savant
Du révolté, du soumis, de l’ascète
Du drogué, de l’obsédé sexuel, de l’anachorète
Du sage
Et de tous les adages
Et oui, tout est absolument à faire
Pour enfin une dynamique révolutionnaire
Et ainsi même ce terme s’annihilerait dans l’air !
Toutes les fractions rivales
Des bourgeoisies, absolument égales
Pour le capital
Sont principalement issues
De la révolution bourgeoise française de 1789
En voilà la preuve par neuf !
Et déjà l’aristocratie opportuniste qui menait le bal
Pour sa pérennité, faisant profit de tout carnaval
Toute éducation est un conformisme
Adepte du contorsionnisme
Aux multiples visages
Aux multiples images
Personne ne peut y échapper
Tout le monde y est manipulé
Son argot, son langage, son bagage
Ses convictions, ses prétentions, tout son ramage
Mais l’on peut préférer
Le conformisme du révolté
De celui qui veut tout transformer
Au conformisme de toutes les soumissions
A la veulerie de toutes les démissions !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur  » hiway.fr  »

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Le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?
L’art est mort
Le saviez-vous ?
Le cinéma est mort
Le saviez-vous ?
La poésie est morte
Le saviez-vous ?
La littérature est morte
Le saviez-vous ?
La vie sociale est morte
Le saviez-vous ?
La vie est morte
Le saviez-vous ?
Le faux semblant est vivant
Le saviez-vous ?
Est vivant
Le tout en frimant
Le saviez-vous ?
Le superficiel est vivant
Le saviez-vous ?’
L’argent est le vivant
Le saviez-vous ?
Le faux est le plaisant
Comment vivez-vous ?
Comment vivons-nous ?
Que vivez-vous ?
Que vivons-nous ?
Bonjour les petites hirondelles
Que la vie est belle
Le soleil brille
Tout baigne dans l’huile
Pour l’autruche, c’est pas bien difficile
Ou, rien ne va plus
Faîtes vos jeux ?
Nous nous pensons en vie
Et nous ne sommes que des squelettes
Mais, il nous faudra l’anarchie
Pour ne plus être si bêtes
Pour ne plus être des marionnettes

Patrice Faubert ( 1998 ) pouète, peuète, puète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur  » hiway.fr « 

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