Les premières expériences de l’angoisse dont je me souviens, c’était à l’école
primaire, lorsque je perdais un papier important. J’étais bordélique au possible, et j’égarais
souvent mes affaires. J’y pensais toute la journée, chaque seconde, jusqu’à ce que
soulagée je retrouve le sacro-saint papier, alors je pouvais à nouveau vivre. Mes affaires
d’école disparaissaient. Je ne pouvais dire si je les égarais ou si on me les volait, mais ça
m’arrangeait de pencher pour la seconde théorie. Je devais rencontrer un jour, dans la
cour, à la récréation, une institutrice d’apparence sévère que tout le monde craignait, moi
la première, pour parler de ce problème. Le jour dit, je l’ai observée de loin, ai hésité à
venir la voir, et n’ai pu le faire. J’étais tétanisée. L’angoisse. Mais ça, ce n’était rien. Rien
comparé au jour où l’angoisse est devenue, chez moi, pathologique.
J’ai connu la dépression, mais je n’en parlerai pas ici. Je veux me concentrer sur
l’angoisse. Mais je dois bien avouer que les deux ont toujours été liées. Difficile,
néanmoins de dire si l’angoisse était à l’origine de la dépression ou l’inverse. La question
éternelle de l’oeuf et de la poule. Le pire, c’est d’angoisser sans trop savoir pourquoi, sans
avoir de raison valable, ou parce que l’on se fait des films, ou bien encore parce qu’on est
persuadé que tout va mal se finir pour nous, un mauvais pressentiment qui nous noue
l’oesophage et les tripes, toute la journée. Lorsqu’elle est à son apogée, l’angoisse
déclenche des crises d’angoisse : on suffoque, on tremble, on a des fourmis dans les
mains et les jambes, la tête tourne, et parfois, on se retrouve aux urgences. Oh, ça ne
m’est pas arrivé souvent. Une seule fois pour être honnête. J’avais déjà cohabité avec
l’angoisse depuis une bonne dizaine d’années, je la connaissais en long en large et en
travers, je savais que je n’allais pas en mourir, mais par contre, je risquais peut-être de
faire un malaise devant tout le monde, et puis l’amie qui m’a vue dans cet état ce jour là
était inquiète, alors elle m’a conduite avec sa voiture à l’hôpital. J’ai attendu trois heures
sur un lit mobile, pour que, finalement, on me donne un anxiolytique. Sérieux ! Des
anxiolytiques, je pouvais en avoir autant que je voulais, il suffisait que j’aille voir mon psy
et que je lui demande une ordonnance. Ça n’aurait pas pris trois heures ! Je ne retournerai
pas à l’hôpital pour une crise d’angoisse ; je garderai toujours sur moi du Xanax, et en cas
de crise, hop, une pilule rose et tout rentrera dans l’ordre. J’ai retenu la leçon.
Au moment ou j’écris, ça va. Si je devais déterminer l’importance de mon angoisse sur une
échelle de 1 à 10, je dirais 2 sur 10. Je ne suis jamais complètement sereine. Mais
franchement, je peux dire que je me sens mieux que je ne l’ai été à différentes périodes de
ma vie, mieux qu’il n’y pas si longtemps. J’ai un lapin nain. Je dis que c’est l’amour de ma
vie, et ce n’est pas tout à fait exagéré. Cette femelle bélier n’est plus toute jeune, et sa
santé s’en ressent. Elle a des hauts et des bas. J’ai toujours peur de la perdre. Et je sais
que ça arrivera. Ça m’angoisse. Mais aujourd’hui, elle va bien, je me concentre sur
l’instant présent, et vis mon rassérènement provisoire à fond. De même, mon père doit
subir une intervention chirurgicale au moi de mars. Il y a peu, j’ai eu des crises d’angoisse
en plein sur mon lieu de travail (mais personne ne l’a su, j’ai appris à cacher ce genre de
chose), dont une au point de me vider toutes les cinq minutes aux toilettes. Ce jour là j’ai
téléphoné à une supérieure hiérarchique pour lui dire simplement que je ne me sentais
pas bien (sous-entendu physiquement, ce qui n’était pas faux, mais c’était surtout la
conséquence d’un mal-être psychique sur lequel je ne voulais pas m’étaler) et souhaitais
prendre mon après-midi. Je dois préciser que j’avais avalé des pilules roses, mais
l’angoisse était si forte ce jour là qu’elles n’ont pas pu l’apaiser.
Parfois, j’angoisse à l’idée d’angoisser. C’est le serpent qui se mord la queue. Je précise
que j’ai essayé différentes techniques de relaxation (méditation, techniques de respiration,
yoga), mais ça n’a jamais fonctionné sur moi, alors pendant des années, avant que ma
psychothérapie ne commence à porter ses fruits, j’ai dû subir l’angoisse comme une
fatalité. Les médicaments anxiolytiques sont assez efficaces contre l’angoisse, mais il ne
faut ni en abuser, ni considérer qu’ils sont le seul remède valable. Pourtant à une époque,
si je n’avais pas eu toute une panoplie de benzodiazépines (Prazopam, Alprazolam,
Clonazépam, Tétrazepam), j’aurais fini à l’asile ou en bas d’une passerelle de laquelle je
me serais crashée. L’après-midi, parfois, je séchais les cours pour m’octroyer une sieste
dans mon studio, rendue somnolente par l’ingestion de mes béquilles chimiques. Je me
connectais sur une radio New Age qui diffusait de la musique ultra relaxante, et
j’expérimentais enfin la sérénité. Je finissais par m’endormir. Ah dormir ! Il faut que je vous
parle de cette bénédiction qui nous a été accordée ; à part les fois, pas particulièrement
nombreuses, où je fais des cauchemars, lorsque je dors, JE NE SOUFFRE PAS DE
L’ANGOISSE. Elle a disparu. Pouf ! Envolée l’angoisse. Jusqu’au réveil. Ah, le réveil ! Une
torture dans mes années lycée. Je me réveillais sys-té-ma-ti-que-ment avec un noeud
dans l’estomac. Insupportable. Ajoutez à ça le fait que je ne voulais pas me lever, aller au
lycée, vivre… Bref.
J’ai écrit une ode à Morphée. C’est la moindre des choses, pour toutes les fois où il m’a
apaisée et sauvée de la tourmente mentale.
Pour en revenir aux benzodiazépines : je sais que les notices nous mettent en garde
contre des effets indésirables éventuels, et j’en ai déploré quelques-uns ; cependant il est
parfois difficile de déterminer ce qui relève de l’effet indésirable dû à un médicament, et ce
qui constitue un trait de notre personnalité ou encore un symptôme de nos troubles
psychiques.
L’asthénie et le manque de tonus musculaire sont sans doute un effet secondaire de
l’Alprazolam ; Parfois je cours pour attraper le bus, ne serait-ce que dix à quinze
secondes, et je sens alors tous mes membres vidés de leur force, il peut même m’arriver
d’avoir les jambes qui flageolent (pour dix secondes de course!). A une époque je mettais
cela sur le compte d’un comportement alimentaire problématique jamais officiellement
qualifié d’anorexie, bien que mon poids soit descendu jusqu’à à 43 kg pour 1,63 m (IMC
de 16,5, sachant que l’indice de masse corporel minimum sain est de 18,5). Mais
aujourd’hui je pèse entre 49 et 50 kg, mon IMC est normal, et cette asthénie perdure.
J’ai parfois de légers vertiges, malgré une tension normale.
Il m’arrive d’être léthargique, de devoir faire la sieste lors de mes jours de repos.
Si je prends un Xanax entier d’un coup au lieu d’un demi, il y a des chances pour que je
me sente comme anesthésiée, que mes mouvements manquent un peu de coordination,
comme si j’étais un ivre ; en cas d’attaque de panique insupportable, au fond, je recherche
cet état.
Un effet secondaire paradoxal des Benzodiazépines peut être les attaques de panique ;
bien sûr que je souffre de ces attaques, mais comment savoir si elles sont dues à mon
anxiété chronique pathologique ou aux médicaments ? Je les subissais avant de suivre
mon traitement, et c’était pire.
On évoque une baisse de la vigilance ; là encore, comment savoir ? J’ai toujours été
« dans la lune ». Quand on me le reproche encore aujourd’hui, j’accuse les médicaments,
pour rejeter ma responsabilité, mais au fond de moi je suis loin d’être persuadée que mon
manque d’attention est imputable à cent pour cent aux benzodiazépines.
Même problématique pour les cauchemars (somme toute pas vraiment fréquents), tout le
monde en fait.
Il m’arrive d’être verbalement agressive (pas insultante, agressive), d’avoir des sautes
d’humeur, d’être susceptible… ce ne sont peut-être que des effets de mon état de tension
permanente.
En ce qui concerne la tension musculaire pouvant être imputable aux benzodiazépines,
elle peut tout aussi bien être due à mon angoisse et au stress lié à mon travail.
Je pourrais citer encore d’autres sensations physiques et psychiques, sans pouvoir
déterminer si les benzodiazépines en sont à l’origine.
J’ai toujours aimé chanter. A une période de ma vie ça s’est révélé vital et salvateur. Et tant
pis si je déplore aujourd’hui certains de mes goûts musicaux de l’époque. Lorsque je
chantais en choeur avec ma chanteuse fétiche de l’époque, dont je possédais tous les CD,
la tension en moi s’envolait, ne serait-ce que pour quelques instants. Chacun a ses
méthodes (saines et non dangereuses) pour combattre l’angoisse, si la méditation et le
yoga avaient eu un effet nul (voire négatif) sur moi, le chant était à priori l’activité antianxieuse
appropriée dans mon cas. Je chante toujours. C’est toujours aussi agréable,
mais cela a moins un caractère vital pour moi. J’ai en plus du chant, d’autres moyens
d’apaiser l’angoisse, lorsque celle-ci n’est pas trop forte : appeler un(e) ami(e) ou lui
envoyer un mail ; écrire des messages sur des forums que je fréquente sur Internet, ou
dans mon blog ; visionner un film ou un épisode d’une série télévisée ; boire un thé ;
câliner mon lapin ; écouter de la musique relaxante…
Les professionnels que j’ai vus au cours de ma vie ont posé différents diagnostiques sur
mes difficultés pychologiques : dépression, phobie d’impulsion et – mais cela n’a jamais
été vraiment confirmé par le thérapeute qui a émis cette « éventualité » – trouble
borderline. Marrant. Je n’ai jamais entendu évoquer le terme de trouble anxieux
généralisé. Pourtant d’après l’association Revivre-France ( ) :
Le Trouble d’Anxiété Généralisée se caractérise par un état d’inquiétude permanent et excessif. Envahi par le sentiment qu’il n’est jamais en sécurité, l’anxieux généralisé s’épuise à essayer de contrôler une inquiétude qu’il sait généralement infondée et disproportionnée. Incapable de maîtriser son stress, il souffre d’un état de tension psychologique et physique intenses. Contrairement aux autres troubles anxieux, l’anxiété n’est pas déclenchée par la peur d’une situation, d’un lieu précis,…Cette anxiété se trouve alors difficile à cerner et à reproduire (il n’existe pas de systématisme), rendant le diagnostic difficile et les soins complexes. Anxieux pour la plupart depuis l’enfance ou l’adolescence (beaucoup d’anxieux généralisés disent ne pas se souvenir du début de leur anxiété), les anxieux généralisés sont souvent diagnostiqués tardivement : bien que consultant fréquemment pour de multiples pathologies plus ou moins chroniques (asthme, colites,…), ils ne parlent pas à leur médecin de leur anxiété, qu’ils considèrent comme normale (ils ont « toujours » été anxieux…), et vivent ainsi des années avec cette souffrance psychique. Les anxieux généralisés sont nombreux à souffrir également de dépression.
Etc.
Cela ne ressemble-t-il pas à ce que j’ai évoqué plus tôt ?
Peu importe, à présent. Qu’on me colle une étiquette de Borderline ou de personne
souffrant de troubles anxieux généralisés, l’essentiel, c’est que le traitement
médicamenteux et la thérapie que je suis me permettent aujourd’hui de vivre à peu près
normalement, de moins souffrir, même s’il y a des hauts et des bas.
J’ai connu la phobie sociale. J’avais peur des gens. Si je devais par exemple, demander
un billet de train au guichet, neuf fois sur dix je me mettais à trembler ; si j’arrivais à
contenir les tremblements, en retenant ma respiration, il n’en restait pas moins que je
souffrais d’un sentiment de panique incontrôlable. Pareil si je devais demander un
renseignement ou faire des démarches administratives exigeant un contact avec un
employé ou un responsable. Passer à la caisse, toute seule, au supermarché, au début
c’était dur ; avoir l’air « normal », ne pas trembler, ne pas baisser les yeux devant un
employeur ou un patron potentiel, voire même mes tous premiers collègues lorsque j’ai eu
mon premier job ; un challenge !
Ah oui, les tremblements, ils m’ont bien gâché la vie ! D’abord la tête; toute la journée ! Et
en cas d’attaque de panique, c’était la danse de St-Guy. J’ai même vu un neurologue pour
ça. J’ai passé une IRM ; rien. Tout était normal du point de vue neurologique. C’était juste
un trop-plein d’angoisse. Qui devait sortir. Et j’avais HONTE de mes symptômes.
Je ne compte plus les crises de tétanie que j’ai eues. A la fac, je me cachais parfois
derrière des cloisons, à l’abri des regards, pour faire ma crise, en silence. Pas besoin que
quelqu’un appelle le SAMU ; je n’avais qu’à attendre, souffrir dans mon coin, jusqu’à ce
que ça passe. Ça passe toujours, une crise de tétanie. Souvent, néanmoins, je cherchais
l’apaisement auprès de mes profs fétiches. Elles me frottaient le dos ou me laissaient leur
tenir la main, ce qui avait un effet anti-anxieux immédiat. Mais elles n’étaient pas toujours
disponibles, et en leur absence je prenais sur moi, autant que faire se pouvait.
Je ne sais pas trop comment j’ai vaincu la phobie sociale ; je suppose que le traitement
médicamenteux associé à la thérapie se sont révélés efficaces. Mais il y a d’autres
facteurs à prendre en compte. Le manque de confiance en moi dont je souffrais depuis
des années, responsable du moins en partie de ma phobie, s’est atténué avec ma réussite
scolaire, l’obtention tant espérée de mes diplômes, mais aussi les compliments et éloges
sincères de mes professeurs à l’égard de mon travail scolaire, la reconnaissance de mon
intelligence (moi qui me trouvais « gourde », « cruche »), ma prise en compte de ma
capacité à exercer mon job d’étudiante, job qui consistait en grande partie à accueillir et
orienter du public (et donc, un formidable exercice hebdomadaire pour vaincre la peur des
gens), bref, c’est tout un cercle vertueux qui s’est mis en place et a brisé, en quelque
sorte, le schéma de fuite instauré jusque là. Bien sûr, il m’arrive encore de me sentir mal à
l’aise face à certaines personnes lorsqu’elles s’adressent à moi. Récemment, une réunion
à caractère professionnel a eu lieu avec tous les employés ou presque des bibliothèques
de ma ville de résidence et des environs. Je ne connaissais pas la plupart d’entre eux, j’ai
dû me présenter, faire bonne impression. A un moment, je me suis sentie mal, j’ai dû
avaler discrètement un demi Xanax pour me calmer. Mais je suis sûre que personne ne
s’est rendu compte de mon malaise ; je souriais, je cachais bien mon jeu.
Il y a des situations qui me déclenchent encore, systématiquement, des symptômes
anxieux : lorsque je vais chez le coiffeur, quand on coupe mes cheveux, même seulement
les pointes, j’ai des suées, je contiens des tremblements qui partent du ventre, j’ai la gorge
nouée. Le pire c’est lorsque qu’on touche à ma frange ; l’angoisse devient ingérable. Je ne
peux totalement contenir les tremblements. Je ne crois pas que ce soit le fait qu’on touche
à mes cheveux qui me perturbe ; le résultat me convient toujours. C’est le contact du
métal froid des ciseaux sur ma peau, la proximité de la personne qui les manie…
Le coiffeur ou la coiffeuse s’en rend forcément compte mais ne dit jamais rien. J’ai
l’impression de passer pour une fille perturbée. Je ne vais chez le coiffeur qu’une fois par
an, deux maximum.
J’ai un comportement ambivalent par rapport aux contacts physiques ; une personne que
je connais mal, ou avec laquelle je n’ai pas spécialement d’affinité (mais que je ne crains
ou ne déteste pas forcément), si elle me frôle, ou touche ne serait-ce que mon vêtement
ou mon pendentif, déclenche presque à tous les coups des tremblements. Je ne supporte
pas non plus qu’on me parle de trop près, ça me stresse. A l’inverse, je suis accroc aux
contacts physiques avec les personnes qui me sont très proches, ils m’apaisent, me
réchauffent le coeur et le corps ; j’ai tendance à solliciter ces contacts, j’ai même été assez
envahissante « physiquement » à une période.
L’alcool a sur moi, comme sur de nombreuses personnes, un effet désinhibiteur et
anxiolytique ; j’aime me sentir flotter après un verre, le flou cotonneux qui remplace les
ruminations mentales. Je me sens tout de suite « ivre » après un seul verre ; ou bien je ne
tiens pas l’alcool, ou bien l’interaction avec mes médicaments provoque immédiatement
une sensation d’ébriété (modérée). Le problème c’est que ce « bien-être » chimique ne
dure pas longtemps, et lorsqu’il s’estompe, je deviens groggy, ma tête est lourde, je ne me
sens pas dans mon assiette. Je ne suis jamais rentrée dans le cercle vicieux qui consiste
à reprendre un verre puis un autre pour que l’effet premier de l’alcool ne s’arrête pas. Je
sais que c’est une impasse, car j’ai lu de nombreux ouvrages sur les dépendances,
notamment sur celle liée à l’alcool. Boire ne ferait, sur le moyen et le long terme,
qu’empirer mon état. Ces derniers temps d’ailleurs j’évite d’en ingérer la moindre goutte ;
s’il y a un apéritif, je bois du cocktail sans alcool.
De même, je n’ai jamais touché à aucune drogue. On m’a conseillé de fumer du cannabis
pour me détendre, quelle bonne idée ! Et si, à cause de mon état anxieux, je faisais un
bad trip ? Ou si, au contraire, cela me faisait tellement planer que je voudrais
recommencer, jusqu’à devenir dépendante ? J’ai en horreur l’image des « ramollis du
cerveau » à cause du joint ! J’ai déjà été une loque assez longtemps sans prendre de
drogue, juste à cause de la fatigue nerveuse accumulée et de mes insomnies passées
liées à l’angoisse ! Quant à la cigarette, je n’y ai jamais touché, je sais que fumer ne
détend pas, c’est un leurre qu’entretiennent les dépendants au tabac. Par contre, j’ai
tendance à boire un peu trop de café, et je sais que ce n’est pas du tout conseillé dans
mon état, la caféine étant anxiogène à trop forte dose. C’est un point sur lequel je travaille,
j’ai d’ailleurs commencé à modérer ma consommation.
Je ne peux donner de conseil spécifique à un(e) angoissé(e). J’ai évoqué
brièvement ce qui atténue l’angoisse chez moi, mais cela ne fonctionnera pas
systématiquement sur quelqu’un d’autre. D’ailleurs, je suis loin d’être moi-même guérie de
l’angoisse. Peut-être devrai-je apprendre à vivre toute ma vie avec ce fardeau ? Préférant
la facilité, mais aussi parce que je n’ai pas toujours le choix (je dois faire bonne figure au
travail), j’absorbe sans trop me poser de question des anxiolytiques en cas d’angoisse
prononcée. Je ne sais pas, à terme, quels effets auront ces médicaments sur moi. Il
semblerait même que j’en sois quelque peu dépendante, même si j’en prends des
quantités très raisonnables (jamais plus de trois par jour, et le plus souvent, entre un demi
et un et demi). Je continue ma thérapie, dans l’espoir d’atteindre une plus grande sérénité,
et ce, à long terme. Hélas, la vie est pleine de sujets d’angoisse, d’événements
inquiétants, alors, lorsque déjà, on est envahi sans raison concrète par l’anxiété, atteindre
l’ataraxie semble relever du miracle !
Bibliographie
Alcool et aux autres substances addictives : de faux amis http://www.infodepression.
fr/spip.php?article67
Benzodiazépines : dépendance et sevrage. http://benzodiazepines.onlc.fr/
Goupil Myriam, Le Trouble d’Anxiété Généralisée (TAG), septembre 2006.
http://www.revivre-france.org/tag.php