Qui doit encore payer la taxe d’habitation en 2025 ? Explications et nouveautés

5 décembre 2025

Femme d'âge moyen examine un document fiscal à la maison

Un chiffre brut : en 2025, des millions de foyers français continueront de recevoir un avis de taxe d’habitation. La réforme a fait sauter le verrou pour la plupart des résidences principales, mais le couperet fiscal ne s’est pas totalement abattu sur l’ensemble de l’immobilier. Propriétaires de résidences secondaires, locataires de meublés touristiques, occupants de logements laissés vacants : tous ne sont pas logés à la même enseigne.

Ce qui change pour la taxe d’habitation en 2025 : panorama des nouveautés

L’année 2023 aura définitivement marqué un virage : la taxe d’habitation sur les résidences principales s’efface du paysage fiscal. Pourtant, pour une grande partie des autres biens, l’impôt n’a pas disparu. La taxe cible dorénavant surtout les résidences secondaires et certains logements vacants, avec des règles ajustées selon la commune et l’usage du logement.

La grande nouveauté ces dernières années, c’est l’autonomie grandissante des collectivités locales. Chaque commune fixe son taux, ce qui dessine une cartographie fiscale mouvante d’une ville à l’autre. Dans les zones tendues, les élus peuvent même imposer une surtaxe sur les résidences secondaires : jusqu’à 60 % de majoration, pour freiner la spéculation et encourager la remise sur le marché des logements rarement occupés.

Logements vacants : un régime distinct

Les logements vacants sont traités à part, avec la taxe sur les logements vacants (TLV). Dans les zones où elle s’applique, la note peut grimper à 17 % la première année, puis à 34 % les années suivantes, sur la base de la valeur locative cadastrale à laquelle s’ajoute le taux voté par la collectivité.

Pour y voir plus clair, il faut désormais retenir quelques règles structurantes :

  • La taxe d’habitation cible les logements non occupés en tant que résidence principale.
  • La TLV s’applique après une période minimale de vacance, souvent d’un an, mais uniquement dans certains périmètres géographiques.

Les propriétaires ont donc tout intérêt à suivre l’actualité de leur commune. Des décisions peuvent modifier la fiscalité d’une année à l’autre ; la disparition de la taxe d’habitation sur la résidence principale ne signifie pas la fin de la pression fiscale sur l’immobilier.

Qui reste concerné par la taxe d’habitation l’an prochain ?

En 2025, la taxe d’habitation sort du quotidien de ceux qui occupent leur bien à titre principal. Mais elle demeure d’actualité pour d’autres profils, en premier lieu les propriétaires ou usufruitiers d’une résidence secondaire : ils restent redevables, sur la base de la valeur locative cadastrale et du taux choisi par la commune.

Autre situation typique : les logements vacants. C’est la localisation, la durée d’inoccupation et la politique de la commune qui déterminent l’application de la TLV ou de la taxe d’habitation classique. Exemple : un appartement non meublé resté vide plus d’un an dans une grande ville très demandée peut vite faire gonfler l’addition fiscale.

Les grandes villes soumises à une tension immobilière notable utilisent désormais le levier de la majoration : selon le contexte local, la taxe sur les résidences secondaires grimpe jusqu’à 60 %. L’objectif est clair : redonner de l’air au marché pour les habitants permanents.

Voici les principales situations où la taxe d’habitation sera exigée en 2025 :

  • Propriétaires ou usufruitiers de résidences secondaires : paiement toujours obligatoire.
  • Locataires de meublés de tourisme ou de chambres d’hôtes : si ce n’est pas le logement principal, la taxe s’applique.
  • Logements vacants : selon la commune et la durée d’inoccupation, la taxe d’habitation ou la TLV peuvent s’appliquer.

Le fisc module l’impôt selon l’usage du bien, sa localisation et les choix des élus locaux. Les détenteurs de plusieurs biens, en particulier en zone urbaine, doivent rester vigilants s’ils veulent éviter les mauvaises surprises au prochain avis d’imposition.

Exonérations et allègements : conditions, démarches et cas particuliers

Des dispositifs d’exonération ou d’abattement peuvent alléger la facture, sous réserve de remplir certains critères. Les personnes hébergées durablement en Ehpad ou en centre de soins, par exemple, peuvent bénéficier d’une dispense pour leur ancien logement, qu’il soit meublé ou non, à condition d’en faire la demande et de fournir les justificatifs appropriés.

Autre configuration spécifique : les logements en zone France ruralités revitalisation (ZFRR). Dans ces lieux, les conseils municipaux ont le pouvoir d’exempter certains meublés de tourisme ou chambres d’hôtes, à condition que ces hébergements contribuent à la vie locale. Décision à la main des élus : il faut donc bien vérifier la situation de son bien auprès de sa mairie ou en consultant les délibérations locales.

Pour toute demande d’exonération, il est impératif de constituer un dossier solide, à adresser au service des impôts des particuliers : attestation d’hébergement, certificat de localisation du bien, ou tout document justifiant d’une situation exceptionnelle.

Dans d’autres cas spécifiques, par exemple si la vacance du logement est involontaire (mise en vente, travaux), il est possible de solliciter une réduction ou l’annulation de la taxe, mais la décision dépend toujours de l’analyse de l’administration fiscale.

Homme âgé lit une lettre devant un immeuble français

Conseils pratiques pour les locataires et propriétaires face à la taxe d’habitation

Déclaration d’occupation : une formalité à ne pas négliger

Désormais, chaque propriétaire doit déclarer la situation de chacun de ses logements : résidence principale, secondaire, location ou vacance, tout doit être précisé lors de la déclaration d’occupation. Cette obligation détermine l’application ou non de la taxe d’habitation ou de la TLV selon la nature de l’occupation.

  • Pour un bien loué, le propriétaire indique l’identité du locataire et la date d’entrée dans les lieux.
  • Une résidence secondaire doit être identifiée comme telle : sinon, la surtaxe peut tomber sans sommation en zone tendue.
  • Un logement vide doit être signalé et, en cas de vacance involontaire, justifié.

Consultation et contestation : la gestion en ligne simplifiée

L’avis d’imposition est accessible uniquement sur l’espace personnel dédié. Cela permet de consulter les calculs, les montants exigés, et de demander une correction si des erreurs sont relevées. Les délais de contestation sont courts : la vigilance s’impose dès la réception de l’avis.

Locataires : vigilance sur votre situation

Lorsqu’on loue une résidence secondaire meublée, la taxe d’habitation reste due. Un point à clarifier systématiquement avec le propriétaire. Pour la résidence principale, la suppression est automatique, mais la taxe foncière, elle, continue de s’appliquer pour le bailleur.

Propriétaires : la distinction entre taxe foncière, dont le paiement est généralisé à tous les biens, et taxe d’habitation, désormais réservée à certains usages, mérite d’être bien intégrée pour limiter les erreurs et anticiper ses obligations.

La taxe d’habitation, bien que recentrée, n’a pas totalement tiré sa révérence. Pour de nombreux foyers, elle reste un rendez-vous fiscal incontournable. Ces prochaines années diront où le curseur s’arrêtera, et qui continuera de trouver son nom sur l’avis d’imposition.

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